Accueil > Journal de bord du 19 juil au 31 juillet 2009
   
   
  Dimanche 19 Juillet – 84 km – Destination atteinte : Mongolie– Nord de Terkhiin Tsagaan Nuur (vers Tariat) - 12893 km tot

A l’est du Lac se trouve une zone volcanique. Nous montons sur le flanc d’un volcan pour voir le cratère et admirer le point de vue. Nous faisons également étape près du lac pour visiter une grotte qui s’est crée dans la lave lors d’une éruption.

Le soir, nous reprenons la route pour le nord.

Les enfants (et nous également) commencent à souffrir de l’alimentation assez pauvre à laquelle nous sommes contraints par manque de produits (bien qu’apparemment, dans les bazars des grandes villes, il serait possible de trouver des légumes, mais nous ne nous sommes encore jamais trouvé dans une ville conséquente en journée). Ils rêvent de tomates farcies, boudins aux pommes et autres plats bien de chez nous !!

 Lundi 20 Juillet – 147 km – Destination atteinte : Mongolie –Sud de Moron - 13040 km tot

Nous empruntons une piste secondaire qui rallie le Lac Terkhiin Tsagaan Nuur au Lac d’Hovsgol Nuur. Notre vitesse moyenne est de 22 km/h. Au début du parcours, nous avons gravi des montagnes plutôt rocailleuses, puis avons suivi une plaine traversée par un cours d’eau où les enfants se sont baignés (avec quelques passages de gués), avant d’aborder la partie actuelle, la steppe enserrée de collines. Nous nous régalons des paysages qui nous entourent (à défaut de bons petits plats), même si Didier commence à fatiguer avec la piste qui demande beaucoup de vigilance. En fin de soirée, le vert pale de la steppe se fond à l’horizon avec le bleu délavé du ciel. Nous humons des senteurs de sauge (et pourtant, aucune pousse au sol, donc ce doit être une autre herbe).

Ce soir, à l’étape, la batterie bouillonnait et Didier a déjà eu des difficultés à démarrer le 4x4 ce matin. Demain, nous serons à Moron, capitale de la province de Hovsgol, et il nous faudra la changer si nous souhaitons continuer sereinement notre aventure.

Mardi 21 Juillet – 98 km – Destination atteinte : Mongolie – Nord de Moron - 13138 km tot

Nous avons passé l’après midi à Moron (internet, divers achats et réparation d’une crevaison). Nous avons acheté une batterie au bazar, mais sommes encore arrivés trop tard pour visiter les étalages « fruits et légumes » qui seraient apparemment présents sur ce lieu. On a donc de nouveau approvisionné un chou un peu flétri, des carottes terreuses mais a peu près fraîches, et nos habituelles pommes de terre et oignons à partir d’un super marché un peu conséquent. Et ce soir, c’est un repas de fête car nous avons également déniché (dans ce même super marché) du gouda à la coupe stocké dans un frigo (à côté des cacahouètes et autres fruits secs…). Cela nous change des copies de vache qui rit et autres toastinettes à croques monsieur qu’il nous arrive de repérer dans certains magasins. Cela peut sembler inconcevable de manger du gouda dans le pays où les 5 museaux assurent la production de laitage pour les nomades (vaches/yacks, chèvres, moutons, chameau, cheval). C’est même ce que j’aurais pensé avant notre triste expérience de consommation de fromages secs locaux. Ce matin encore, des nomades nous ont offert leurs fromages secs, archi-sec et tellement sec qu’il vaut mieux ne pas avoir de bridge, sous peine d’y laisser son dentier. Les enfants refusent maintenant catégoriquement de se servir, alors que Didier et moi-même prenons un morceau poliment et faisons mine de la manger alors qu’il termine dans notre poche. Par ailleurs, pour être honnête, le goût de ces fromages étant beaucoup plus fort que celui de nos fromages secs français, ils ne nous font guère saliver. Comme me disait une grenobloise rencontrée ici, on n’a plus l’impression de manger de la croûte de fromage que du fromage lui-même.

 Mercredi 22 Juillet – 106 km – Destination atteinte : Mongolie – Lac Khovsgol - 13244 km tot

Ce matin, nous avons visité des « stèles à cerfs» datant de l’age de bronze à Uushigiin Uver. Il s’agit de pierres gravées, et pour certaines encore colorées, avec des cerfs. Après la mort, les tribus pensaient que leur âmes montaient au ciel a dos de cerf. Apparemment, il y aurait 700 stèles de ce type dans le monde, dont 500 en Mongolie. On en trouve certaines isolées au milieu des steppes, ou alors plusieurs spécimens regroupés sur un même site comme à Uushigiin Uver. Dans les deux cas, ces stèles sont à l’extérieur, soumis aux intempéries (ici, il gèle fort en hiver, et les stèles se fendent) et sans aucune surveillance. On pourrait presque en ramener une en France pour décorer notre salon !

Nous avons eu « un petit incident » de conduite aujourd’hui, qui m’a bien effrayé, et a fait descendre le capital confiance que j’avais en la conduite de Didier de 50% à 25% (il avait déjà perdu 50% à l’île d’Olkhon). Alors que Didier conduisait bien à droite d’une piste en tôle ondulée pour éviter le roulis, il a été distrait. Evidemment, c’était un peu de ma faute…l’objet de sa distraction étant un bout de mousse présente entre la cellule et le 4x4 qui pendait et qu’il m’avait demandé d’enlever le matin même. Mais moi, sa mousse, je m’en moque, je ne gère que le GPS, la lessive, et le blog. Alors, je l’avais laissée pendre (si j’avais su, je l’aurais enlevé, son bout de mousse…). La piste était du genre route en cours de construction mais non goudronnée, et surélevée par rapport au relief environnant, avec un fossé assez profond de part et d’autre. Cette piste dessert le lac assez fréquenté par les touristes, et fait donc l’objet de travaux publics sur les 50 km avant le lac. La voiture (et nous avec) a terminé sa course dans le fossé, ballottée de gauche à droite sur une vingtaine de mètres (je tiens à préciser que c’est Didier qui maîtrisait la situation, et non la cellule qui frottait contre le fossé, selon Didier – c’est vrai que je n’ai pas pu détecter de traces de terre sur les côtés de la cellule). Une fois stabilisé à l’arrêt, il a fallu sortir de ce fossé. Ce n’était pas gagné et Didier a roulé sur plusieurs centaines de mètres, à cheval sur notre fossé, avant que la pente se réduise nous permettant ainsi de nous sortir de cette inconfortable posture. Didier a fait plusieurs tentatives avant que le 4x4 puisse gravir la pente. La première fois, il a été rebasculé sur le côté (apparemment, il maîtrisait encore et a lui-même rebasculé le 4x4 dans le fossé réalisant que celui-ci ne pouvait le sortir de ce mauvais pas à cet endroit). L’avantage du fossé, assez étroit, c’est que la cellule ne verse pas. Elle repose sur le bord du fossé, fort heureusement en terre. Moi, j’ai observé l’opération de sauvetage à l’extérieur du 4x4, de la piste. N’étant pas suicidaire, je suis sortie de la voiture lorsqu’elle s’est stabilisée dans le fossé car le moindre dévers m’angoisse maintenant. Et Didier qui n’a de cesse de me dire qu’il maîtrise m’angoisse encore plus. Les enfants, inconscients, sont restés avec Didier (mais ils ne courraient aucun danger – les seuls risques encourus étaient des dégâts matériels). Moi, je courrais à côté du 4x4 qui faisait route sur son fossé. Nous avons croisé un autre véhicule qui a du se demander à quoi nous jouions.

Demain, nous partons pour un treck de 2 jours à cheval. Je vais déstresser.    

 Vendredi 24 Juillet – 36 km – Destination atteinte : Mongolie – Lac Khovsgol - 13280 km tot

Treck de 2 jours avec des chevaux sympas, petits (entre 125 à 135 cm au garrot), très dociles et pas, nerveux du tout (mais pas poussifs non plus). Cela nous a permis de faire des bons galops dans la steppe avec les enfants, sans danger (malgré l’absence de bombe). Nous étions accompagné de Mahra, le propriétaire des montures.

A l’aller, nous avons randonné dans la montagne qui surplombe le lac avant de rallier la rive ouest du lac. Nous avons rencontré quelques familles Tsaatanes (éleveur de rennes vivant non pas sous des gers mais des tipis, et normalement basés en été à 50 km à l’Ouest du Lac, sur un site reculé et très protégé qui leur permet de préserver leur mode de vie traditionnel grâce aux faibles contacts avec l’extérieur et la présence de lichens indispensable à l’alimentation des rennes). Ils sont nommés les bisness Tsaatans et ont tout compris du système capitaliste. A peine nous approchons-nous pour prendre une photos des enfants avec les rennes (amorphes, vautrés sur le sol), que le tarif est annoncé : 3000 Togrogs (1,5€)…

Alors qu’un orage se déclare, nous nous réfugions dans une ger où nous découvrons une nouvelles spécialité culinaire mongole : la crème de yacks (ou beurre de yack si plus battu) tartiné sur du pain frais et soupoudré de sucre. Cela se laisse manger, bien qu’un peu fade à mon goût. Notre hôtesse a un bébé de 2 mois, nourrit au biberon : c’est  une petite bouteille de verre foncé surmontée d’une tétine me faisant penser à celles utilisées pour les veaux… Ici, on ne connaît pas les tétines à vitesses. Ce bébé est bien emmailloté et le lait de yack semble lui profiter.

Alors que nous cherchons un refuge pour la nuit, notre guide insiste pour nous trouver une famille locale (confort sommaire, mais plus typique) alors que je rêve d’un camp de gers pour touristes avec douches, WC à chasse d’eau (le luxe) et repas adapté à ma flore intestinale défaillante. Le guide nous trouve une ger (au confort sommaire, comme prévu…), mais notre inquiétude principale ne concerne pas tant le confort que le menu du soir. Nous sommes soulagés, voire enchantés de constater qu’on nous sert dans notre ger un met typique, bien roboratif et donc de circonstance après notre périple, cuisiné à base de pâtes, de petits morceaux de mouton (au goût pas trop fort), et de rondelles de pommes de terre. C’est du « sholte khool ». Nous dormons sur des lits disposés en cercle sur le côté de la ger. Didier dort sur un sommier à lattes dont la latte centrale est quelques centimètres plus haute que les autres. Pour ma part, je ressens le même inconfort avec mon matelas à ressorts. La largeur des lits est 70/80 cm, ce qui nous laisse une petite trentaine de centimètres de large – en dormant sur le côté, c’est jouable. Le pire arriva la nuit, lorsqu’un orage éclata. Message destiné à ceux et celles qui souhaiteraient dormir sous une ger : toujours regarder le plafond pour identifier où sont les gouttières (à sec, les auréoles sur le tissu sont apparentes). Et là, j’ai compris que j’avais vraiment choisi la plus mauvaise place…Entre les gouttières à la tête, aux pieds et les ressorts saillants de mon matelas, même avec la position en chien de fusil et malgré toutes les contorsions possibles, j’ai bientôt senti l’humidité traverser mon sac de couchage et j’ai fini la nuit les pieds au frais. De plus, la laine de mouton mouillée (isolation de la ger) dégageait une odeur qui m’incommodait fortement (je fais une fixation sur le mouton apparemment car Didier et les enfants n’ont pas du tout été gênés), et je n’ai jamais réussi à retrouver mon sommeil. Le matin, nous n’avions qu’une idée en tête : rentrer chez nous (dans notre cellule) avec tout le confort. Nous avons dégusté des petits gâteaux « maison » au petit déjeuner qui étaient fort à notre goût.           

    

Samedi 25 Juillet – 148 km – Destination atteinte : Mongolie – 70 km Ouest Moron - 13428 km tot

Nous quittons le lac fin de matinée pour descendre plus au sud, avant de bifurquer à l’Ouest (on ne sait pas encore où nous allons bifurquer, car certaines pistes sont apparemment de type « routes vertes Michelin », mais nous font descendre plus au Sud que nous l’avions prévu initialement). Le lac est au Nord, et sur ma carte est dessinée une piste qui éviterait de reprendre la même route qu’à l’aller (piste en triangle, où la ville de Moron se trouve à l’Est, le Lac au Nord et la piste que nous souhaitons emprunter suit le côté qui se dirige à l’Ouest). Comme d’habitude, alors que le cap est bon au départ, nous dévions rapidement, reprenons des pistes transversales, pour terminer à plus de 20 km de la piste. Perdus dans nos steppes montagneuses, nous assistons au débourrage de jeunes chevaux. C’est l’occasion d’être invités dans la ger où nous dégustons du yaourt délicieux (lait de yack) que même les enfants apprécient, du lait de jument alcoolisé (je préfère le beaujolais), et encore la crème sur pain avec sucre…sans oublier le fromage sec (servi en 1er, donc pas moyen de passer outre – huit personnes nous observent, donc nous n’avons pas pu feinter). Après la dînette, toujours le même scénario: séance photos, et prise d’adresse pour envoi des clichés au retour en France puis visite de la cellule où l’eau courante, l’électricité et les toilettes les épatent !

Nous n’avons pas rencontré une seule voiture, mais sachant que nous ne sommes pas sur une piste principale, cela ne nous étonne pas trop. Enfin, au loin, de la poussière et deux voitures. Nous sommes contents car pensons enfin avoir enfin rejoints la piste principale. Ce sont deux voitures russes (les premières voitures russes que nous rencontrons en Mongolie depuis notre arrivée) dont les occupants nous disent avoir du faire demi-tour car la rivière est impraticable : pas de pont, et une hauteur d’eau de plus de un mètre à traverser. Nous hésitons à rebrousser chemin comme eux, ce qui implique un détour d’au moins 150 km (pour repasser à Moron), soit, à 20 km/h, une bonne journée supplémentaire pour nous 15 km plus loin. Ils ont l’air sérieux, bien équipés (GPS, cartes aussi précise que la notre s’ils ont pris le même chemin et cuissardes pour tester la hauteur des gués à franchir)…mais, bien entendu, nous pensons découvrir le passage qu’ils n’ont pas trouvé, peut être emprunter une piste différente qui nous conduira à un pont… Un semblant de piste est tracé dans le lit d’une rivière asséchée et descend assez abruptement dans la vallée. Il y a des grosses pierres partout, du dévers, et j’ai la trouille. Les enfants prient Bouddha qu’ils ont découvert à Karakorum. Didier n’est pas fier non plus et il ne faudrait pas qu’il nous arrive un incident sur cette portion. Arrivés dans la vallée, nous découvrons une rivière d’au moins 30 mètres de large, avec un courant important. Nous avons testé plusieurs passages sans succès car l’eau nous arrive à mi-cuisses. Par deux fois, j’ai du mal à revenir vers la berge (alors que je me trouve au milieu du gué) car le courant me fait tituber dès que je lève un pied (précision : je n’ai pas bu). Résultat : nous faisons étape ce soir au bord de la rivière et rebrousserons chemin demain. Voila ce que c’est de ce croire plus malins que les autres ! Didier n’a plus d’espoir de voir le niveau baisser pendant la nuit car il n’a pas noté d’herbe au fond de l’eau (petite précision du 26 juillet matin : il est parti vérifier le niveau…des fois que…un miracle?... Il pense que la chance est avec nous). Cette piste, considérée sur notre carte comme principale, est apparemment belle et bien inutilisée depuis des années.

Didier n’a pas le moral ce soir, et lit le « Lonely Planet » de la Scandinavie pour rêver à notre future destination, si nous réussissons à sortir de cette souricière. Je positive car l’endroit est très beau : nous sommes entourés de montagnes et seuls au monde (enfin, ici, on est jamais seuls car il y a toujours du bétail et des nomades => Didier a vu une ger de l’autre côté de la rivière – on pourra toujours faire des signaux avec du feu et un tapis à la Lucky Luke si nous avons besoin de secours). Mais il est vrai que de penser que demain soir, nous serons de l’autre côté de la rivière, à 5 km de notre position actuelle est un peu rageant.

 Dimanche 26 Juillet – 257 km – Destination atteinte : Mongolie – 100 km Nord de Telmen -  13685 km tot

Nous avons bien roulé aujourd’hui car les pistes empruntées étaient correctes et les enfants assez calmes en voiture. Lorsqu’ils s’excitent trop, je leur fais la lecture. Notre livre de route actuel, « Un sac de bille », passionne Victorin et Didier, mais endors Yzeult, ce qui permet de rétablir le calme dans l’habitacle. Je pensais rencontrer d’autres familles françaises voyageuses afin de faire des échanges de livres de lecture d’enfants en route, mais à ce jour, aucun gamin frenchy en vue et Yzeult est en rupture de livre.

Après être revenus sur nos pas jusqu’à Moron, nous avons longé la rivière (que nous n’avons pu traverser hier soir) par le Sud. Sur les portions où la rivière était vraiment visible, aucune piste ne la traversait. Le paysage autour de la rivière vire du vert pastel au vert pelouse, et des arbres poussent de part et d’autre du cours d’eau.

Aujourd’hui, nous avons croisé deux motards américains de Philadelphie roulant en BMW. Ils sont partis d’Allemagne et leur périple qui va durer 18 mois les mènera au Japon, en Océanie puis en Amérique du Sud. Didier s’étonne de ne pas croiser des touristes motards en trail car les pistes mongoles se prêtent à ce genre d’engins et les pilotes devraient se régaler.

Les soirées et les nuits sont de plus en plus fraîches ici, et nos sacs de couchage sont maintenant un peu légers (rajout d’une polaire et chaussettes la nuit pour moi – il ne me reste plus qu’une polaire supplémentaire avant de terminer frigorifiée). Au Cap Nord en septembre, je ne tiendrais jamais le choc. Les enfants ont des sacs de couchage en duvets et résistent bien au froid.

 

 

Lundi 27 Juillet – 237 km – Destination atteinte : Mongolie – Uliastai -  13922 km tot

Encore de belles pistes bien roulantes aujourd’hui. Après tous nos déboires avec les pistes empruntées qui s’avèrent ne jamais être celles que nous pensons prendre, Didier essaie d’assurer le coup en arrêtant des véhicules croisés pour demander confirmation de notre  direction. Le problème est qu’une fois arrêtés, les mongols sortent du véhicule avec vodka, gobelet, bonbons et fromage sec et la fête commence au milieu de la piste. Et comme il n’y a qu’un gobelet, on boit a tour de rôle…et comme il y a plusieurs tournées auxquelles on ne peut déroger, la fête dure, dure, dure. Aujourd’hui, c’était de la vodka « golden » assez forte qui m’a étourdie. Didier l’a joué plus fine que moi : il s’est éclipsé pour chercher la carte du monde dans la voiture (un classique pour expliquer notre périple) et en a profiter pour verser un de ses gobelets dans l’évier. Notre informateur était un géant mongol de 115 kg (les mongols sont généralement de petite taille) avec un bon job dans les douanes, mais également éleveur de chevaux (il en a 400). Il était accompagné de ses sbires et revenait d’une course de Nadaam où un de ses chevaux a fini vainqueur (1ère place). Il nous a expliqué que ce vainqueur était issu du croisement d’un père mongol et d’une mère arabe. Après ce petit en-cas sur la piste, la traditionnelle photo et échange d’adresses mail. Une heure s’écoule à chaque arrêt « info piste »…si nous voulons sortir de Mongolie avant l’échéance de nos visas (et avant de devenir alcooliques) il va falloir limiter ces pauses.

En chemin, nous croisons un renard très fin qui me fait penser à un fennec.

Didier, dont le sac de couchage est léger (950 m d’altitude chez Décathlon alors que nous gravitons à 1500 m en moyenne ici) se lève le matin avec le nez froid. Apparemment chez lui, c’est un signe qu’il lui manque quelques degrés pour passer une nuit confortable et réparatrice. Je lui suggère alors d’utiliser nos couvertures de survie que nous trimballons avec nous depuis des années dans nos périples sans jamais être utilisées. C’est incroyable toutes les utilisations possibles de ce petit paquet compact : on peut isoler un bateau ou une caravane, avoir chaud quand il fait froid et avoir froid quand il fait chaud…le tout est de ne pas se tromper de sens entre le côté argenté et doré. Didier s’enroule côté doré à l’extérieur dans sa couverture. On se croirait à Noël, il ne manque plus que les boules. Le problème est le bruit : au lieu de nous gêner la nuit en claquant les dents, il fait un raffut pas possible ne se retournant dans sa papillote de papier alu. Conclusion de lendemain : c’est efficace. Mais il faut dire que la température extérieure était bien moins basse cette nuit-là.

 Mardi 28 Juillet – 173 km – Destination atteinte : Mongolie – Aldarhaan -  14095 km tot

La journée commençait plutôt bien. Nous avions enfin été au marché (sur ses heures d’ouvertures) et fait les provisions de produits frais : poivrons et tomates talés (mais une fois cuisinés, cela n’y paraîtra plus), concombres, pommes de terre nouvelles (les carottes nouvelles que nous avions repérées en entrant dans le marché nous sont passées sous le nez…achetées pendant notre repérage), prunes, bananes archi-mures (correctes pour le midi  même), pastèques, et yaourt frais (il était appétissant). Il faut dire que dans la région, nous avons vu des cultures le long de la rivière (carottes, pommes de terre).

Avant de quitter la ville pour une piste en direction de l’Ouest, nous nous sommes arrêtés près de deux 4x4 australiens. Des retraités hyper équipés (tous les étrangers que nous rencontrons ici sont mieux équipés que nous, et certains voyagent à plusieurs véhicules), qui se dirigeaient également vers l’Ouest mais par une route beaucoup moins utilisée que celle que nous comptions prendre (selon leurs paroles). A la bonne heure, on cherchait de la compagnie et une route facile. Ils n’ont daigné sortir de leurs véhicules que pour nous remettre leur carte de visite avec leurs portraits et l’adresse de leur blog. Pas vraiment conviviaux ces voyageurs, voire un peu pédants. C’est rare car nous avons constaté que le voyage rapprochait plutôt les gens qui ne se seraient pas rencontrés par ailleurs.

Nous trouvons sans difficulté notre piste, faisons la pause déjeuner en se régalant de salade concombre à la sauce au yaourt et yaourt sucre roux (importé de France par nous même). Mais tout allait trop bien et cela aurait du nous mettre la puce à l’oreille… Plus nous avancions, plus les dunes de sable nous encerclaient et le terrain était donc sablonneux, puis sableux, puis que du sable. Mais le cap était bon. Nous avons terminé près d’une ger, au bord d’une rivière, sans réussir à retrouver la piste principale. Après nous être renseignés auprès de l’habitante qui semblait nous conseiller de suivre la rivière, nous sommes allés tranquillement nous ensabler sur la berge. Mais heureusement, nous sommes équipés (depuis peu, et grâce à une rencontre de voyageurs – Marie Claude et Thomas- qui nous ont gentiment prêtés leurs plaques de désensablage). Pas moyen de passer, nous rebroussons chemin. Nous n’avons encore croisé aucun véhicule depuis ce matin, sur les 70 km dont beaucoup de tôle ondulée. Aucune âme qui vive à part cette ger le long de la rivière, aucun troupeau, mais que des cadavres et des excréments. Manifestement, les lieux ont été désertés et les nomades ont élu leur quartier d’été en plaine où l’herbe est plus verte. Tiens, elle était bien empruntée notre route ? Et facile ? Ils ont du vouloir se donner l’illusion d’être les seuls étrangers sur leur itinéraire et nous ont laissés nous planter sur une piste impraticable, les australiens! Aucune autre piste sur nos deux cartes qui pourraient rallier notre destination sans revenir sur nos pas. Grâce à ses jumelles, Didier repère une jeep locale (jeep russe appelée 69) sur une piste – la 1ère depuis le départ du matin. Cette piste, dont nous n’avions pas repéré la naissance, pourrait être une piste parallèle à celle des dunes, ralliant la même destination, mais traversant un terrain un peu caillouteux (sur la portion en retrait de 20 km des dunes). Nous rejoignons la jeep en panne (ici, ils sont toujours en panne au bord des routes, couchés sous le moteur ou démontant une roue). Les occupants nous conseillent de rebrousser chemin afin de reprendre une piste en amont à 50 km de là après que nous leur ayons mimés notre ensablement. Avec le recul, nous pensons qu’ils n’ont pas compris quel point nous cherchions à rallier. Nous sommes déprimés. Didier craint pour la mécanique sur ces terrains difficiles et la perspective de revenir sur nos pas est un échec. En fin d’après midi, au retour à Aldarhaan, petit bled a quelques kilomètres de notre point de départ du matin, nous conversons avec des locaux -une jeune fille parle très bien anglais. Ils rallient le soir même le point où nous avons rebroussé chemin et nous expliquent qu’il y a une piste en amont qui permet de contourner les dunes de sable…probablement celle que les autres locaux nous ont déconseillées (mais ils n’ont peut être pas compris quel point nous cherchions à rallier)…Ils nous proposent de les suivre le soir même, et de nous montrer la piste de contournement. Mais nous sommes fatigués, notre vitesse de croisière est bien en deçà de la leur qui ne sont pas chargés et possèdent un 4x4 avec suspensions et amortisseurs adaptés aux pistes (ici, beaucoup de ces 4x4 roulent à fond la caisse). Devant nos mines dépitées, ils nous précisent que le repérage ici est également difficile pour eux. Bon, on se sent moins seuls…

Le soir, nous étudions nos deux cartes et avons du mal à décider d’un itinéraire. Certaines pistes semblent encore traverser des dunes, d’autres ne sont mentionnées que sur une de nos cartes et inexistantes sur l’autre ou sur les guides, et d’autres encore nous ont été décrites comme mauvaises par des on-dit de voyageurs… Pas facile de faire son choix…

     

Mercredi 29 Juillet – 271 km – Destination atteinte : Mongolie – Nord Urgamal - 14366 km tot

Le choix est une piste existante sur nos deux cartes, et également sur des schémas de guide de Mongolie. Cette piste longe des dunes sur 180 km, puis traverse des marécages et enfin se faufile entre deux dunes pour atteindre le Lac Khyargas. Nous réalisons que la région des lacs du Nord Est de la Mongolie est également nommée « les lacs du désert »…ah ah ah, le désert ne se cantonne donc pas au sud (Gobi) comme nous l’avions imaginé, mais élit également domicile au Nord. Voilà ce qui arrive aux voyageurs peu avertis comme nous qui découvrent le parcours au jour le jour. Les dunes sont partout dans ce pays ! A l’approche des dunes, nous trouvons une piste bien en retrait qui sillonne dans la montagne adjacente. Au village de Erdenehayrhan, nous tentons une approche pour faire le plein d’essence,  mais par deux fois nous passons en 4 roues motrices et vitesses courtes pour nous sortir du sable dans lequel nous nous enfonçons alors que les habitations sont encore éloignées. Nous passons chemin et continuons dans notre montagne, avec vue sur les dunes qui nous accompagnent pendant la journée. Il est surprenant de constater qu’à certains endroits, des pics rocheux pointent au milieu des dunes (mais peut être était-ce un mirage ? je mets une photo). Vers 18h, nous croisons notre seconde voiture de la journée dont les occupants nous hèlent. On angoisse, pensant qu’ils vont nous dire que la route est barrée…mais après mimes, dessins et carte comme support, nous comprenons qu’ils veulent simplement savoir d’où nous venons, où nous allons et de quelle nationalité nous sommes. Séance photos. On ne sort pas notre appareil pour abréger la visite : ils sont sympathiques, mais on a de la route, nous ! On aimerait sortir de la zone à risques (dunes, marécages, dunes) d’ici ce soir, question de pouvoir dormir tranquilles (encore que je n’ai aucun problème de sommeil… c’est plus Didier qui inspecte la mécanique chaque jour qui s’inquiète).

Nous faisons le plein de G.O. à Urgamal, nous renseignons sur la piste à prendre. On nous fait bien comprendre de ne pas nous écarter de la piste, sous peine d’ensablement ou d’enlisement.

Dans le village, nous roulons dans un trou profond qui fait sursauter fortement le 4x4. Didier s’arrête pour inspecter rapidement le véhicule, mais aucun dégât apparent. Quelques minutes après, la porte du réfrigérateur tombe dans le couloir, entraînant avec elle la chute de nos pots de compote et bouteille d’huile en verre (mais enveloppés dans du carton). Heureusement, les enfants ne dormaient pas dessous…et pas de casse de verre. La porte s’est dégondée avec le choc, une vis desserrée étant tombée (suite au roulis des pistes en tôles ondulées).

Nous passons un gué (les 2 ponts sont à moitié écroulés – ici, c’est surprenant de constater qu’il y a très peu d’entretien des ouvrages, qui souffrent particulièrement des conditions géographiques et climatiques – j’aurais imaginé des corvées de locaux pour réparer ces ouvrages d’art qui leur servent également à déplacer leurs gers…). Nous suivons bien la piste sans nous écarter, mais il se fait tard et devons interrompre notre étape avant le lac Khyargas.

Bilan des dégâts matériels après 4300 km en Mongolie :

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Une batterie changée, la précédente bouillonnait (peut être tirons nous trop dessus ? tout est chargé en route à partir de l’allume cigare : PC, appareil photo, caméra, tél, GPS

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Silent bloc des tirants de suspension usés

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Silent bloc des lames de suspension arrières usés

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Usure très importante des 4 pneumatiques qui sont à changer (on va les faire durer jusqu’à ce que les routes soient meilleures – certains avaient des pneus neufs en arrivant, qui étaient très usés après 2000 km de pistes)

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Sol de la cellule affaissé (heureusement, il y a la benne dessous, donc pas de risque de tomber !)

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Mousse d’amortissement et protection à la jonction de la cellule et du 4x4 usée, se déplaçant et partant en lambeaux avec les secousses (c’est un de ces lambeaux de mousse pendant qui a distrait Didier lors de notre passage au fossé) : le polyester de la cellule repose directement sur la carrosserie du pick-up sans que les secousses ne soient amorties

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Angle de la cellule en polyester qui se fend (là où elle repose sur le Pick-up), déformant légèrement la cabine du 4x4 à cet endroit

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Pare buffle, déjà ressoudé en chemin mais qui a lâché avec les vibrations de la piste

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Une fenêtre de toit dont la poignée ne reste plus fixée à la fenêtre (elle est amovible maintenant, ce qui n’est pas un point bloquant !)

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Le disque dur du PC déboîté dans son logement

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->La prise male de la batterie au PC tordue, d’où mauvais contact (je mets le PC en charge sur mes genoux pour vérifier que le contact se fait bien, en attendant de trouver un réparateur de téléphone portable qui devrait pouvoir me rectifier cela)

<!--[if !supportLists]-->ü      <!--[endif]-->Et bien sur, la porte du frigo dégondée (mais Didier a fait une réparation de fortune)

A part ces petits désagréments, tout va bien ! (il parait que je prends ces soucis mécaniques à la légère, ce qui énerve Didier).

Ce qui m’a surprise récemment est le rouleau de papier aluminium qui semblait avoir été utilisé tant il était froissé dans son emballage d’origine. C’est à ce petit détail que j’appréhende ce que la mécanique doit subir…

 

Jeudi 30 Juillet – 118 km – Destination atteinte : Mongolie – Lac « Khyargas Nuur »  - 14484 km tot

Nous crions victoire une fois le lac en vue car nous sommes sortis de la zone à risques décrites sur les cartes. A nous les baignades et le repos bien mérités. Nous attaquons une piste utilisée qui se dirige vers le lac, la perdons dans le sable pour en suivre une autre qui se dirige dans une zone bien verte (trace d’un seul véhicule). Avec le recul, une étendue d’herbe verte à côté du sable aurait du nous mettre la puce à l’oreille. Il s’agit d’une zone marécageuse, et bien qu’asséché, la terre est encore gorgée d’eau et l’herbe masque des trous assez profond. Les traces que nous suivions sont probablement celle d’un véhicule plus léger que le notre. Nous restons bloqués, enlisés, une roue enfoncée dans un trou. Avec notre petite pelle rétractable (on dirait presque un jouet de plage pour gamins – d’ailleurs les enfants adorent l’utiliser pour jouer dans le sable), voici Didier qui s’attelle à la lourde de tache de creuser sous les roues pour tenter de glisser les plaques de désensablage et du gravier afin de gagner de l’adhérence…on n’a rien d’autre !! Un nomade arrive et nous aide à pousser pendant que Didier redémarre. Mais les tentatives sont vaines, le 4x4 s’enfonce de plus en plus et le pare choc arrière et le pont arrière reposent sur le sol… Les pneumatiques sont trop lisses, une roue avant ne porte pas assez sur le sol et patine, et bien que nous ayons 4 roues motrices, nous n’avons pas de blocage de différentiel (c’est technique, mais comme je suis des cours avec Didier qui souhaite que je m’intéresse, je restitue mon savoir). Il faut recreuser pour passer le cric sous le véhicule, glisser des pierres sous le cric qui s’enfonce à chaque tentative de levage du véhicule, et recommencer jusqu’à ce que le sol soit bien stabilisé sous le cric afin qu’il puisse assurer sa fonction de levage du véhicule, et non qu’il s’enfonce dans le sol.

Je pars sur la route principale avec Victorin à un kilomètre de là pour tenter de trouver un véhicule qui pourrait nous tracter : trois gers sans véhicule… Je hèle un 4x4 qui passe sur la piste, mais si les occupants masculins seraient apparemment prêts à venir étudier la situation sur place, une jolie dame bien apprêtée ne l’entend pas de cette oreille et ma chère tête blonde qui attendrit habituellement les mongols la laisse de marbre ! une demie heure plus tard, alors que j’arrive avec un petit fourgon transportant des touristes italiens, Didier vient de sortir le 4x4 de son enlisement et nous le guidons en replaçant les plaques devant les roues au fur et à mesure qu’il avance. Tout est bien qui finit bien…nous avons juste perdu 2 heures. La baignade dans le lac à l’eau salée, claire et tiède, au fond de galets mais à la plage de sable fin nous ragaillardit. Et comme à chaque point d’eau rencontré : lessive et grande toilette. J’utilise enfin mon savon spécial eau de mer reçu à la place d’un gel douche biodégradable commandé sur internet. Il fait (enfin) beau et nous prenons même des coups de soleil.

 Vendredi 31 Juillet – 221 km – Destination atteinte : Mongolie - Hovd (Uvs) –- 14705 km tot

Aujourd’hui, nous faisons la pause déjeuner à Olgiy (dans province de Uvs – ici, beaucoup de villes et villages portent le même nom, ce qui porte à confusion, surtout dans la navigation GPS où il faut toujours s’assurer que le point correspondant à la ville étape est bien la bonne ville) où tout le village prépare le Nadaam : les commerces fabriquent des glaces mongoles (mélange crémeux et gelé, coulé dans un petit gobelet plastique – au premier coup de langue, on sent tout de suite qu’il ne s’agit pas de lait pasteurisé), les hommes, fumant des cigarettes roulées dans du papier journal pour certains, ou alors une espèce de longue pipe pour d’autres, sont sur une colline environnante où les enfants s’entraînent à la course de cheval. Ils ont l’œil collé à une demi jumelle et scrutent l’horizon afin de distinguer l’arrivée des premiers cavaliers. Ici, une paire de jumelle est séparée en deux jumelles qui peuvent être utilisées par deux personnes, et qu’ils emballent bien précieusement avec un morceau de tissu enroulé plusieurs fois autour de l’objet – et lorsqu’ils nous empruntent nos jumelles, ils s’en servent qu’avec un œil, les tenant à la verticale !

Nous faisons le plein d’eau au puits du village où les enfants s’amusent à pomper. Ils comprennent vite que le jeu est en fait une corvée ! Notre itinéraire doit croiser plusieurs lacs, ce qui enchante les enfants qui, une fois dans l’eau, ont l’impression d’être vraiment en vacances. Mais ils sont soit entourés de marais, soit asséchés, ou alors nous ne trouvons pas la piste qui nous rapproche du bord pour le dernier qui est un lac de montagne. Nous naviguons dans la montagne sans croiser âme qui vive et faisons étape près de la piste, dans une plaine entourée de montagnes. Au loin, des hauts sommets enneigés. Les enfants trouvent un dérivatif à l’absence de baignade dans l’eau de lac en testant les bains de boue dans retenue humide près du bivouac…

La nuit, nous sommes surpris de constater qu’il y a plus de circulation que la journée, ce qui nous parait extrêmement dangereux au vu de l’état des pistes et œuvre d’art à moitié (ou complètement) éboulés. A 2h00 du matin, des véhicules s’arrêtent à côté de nous et frappent aux fenêtres de la cellule. Nous faisons « les morts ». Ils partent, mais reviennent aussitôt. Didier sort, sa lampe torche à la main, pensant qu’ils sont en panne et souhaitent de l’aide…mais c’est mal connaître les mongols et leur attachement aux rapports humains, allié à un zeste de curiosité. Il s’agit en fait d’une simple visite de courtoisie afin de partager un verre de vodka, savoir d’où on vient et où nous allons, et échanger sur les kilomètres nous séparant des différentes villes des alentours. Didier tente de couper court en évoquant les « babies » qui dorment dans la capucine, mais impossible d’éviter la vodka partagée sur le capot de la voiture (et qui finit sous la voiture).

 
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