Accueil > Journal de bord du 1 au 18 juillet
   

 Il semblerait que cette rubrique soit limitee a un certain Nb de caracteres que j`aurais depasses...suis-je si bavarde??? selon Didier, oui... pourtant, je tente d`etre synthetique!!

Bon courage pour cette longue lecture...a defaut de vous tenir eveilles, elle pourra toujours vous aider a vous endormir (clin d`oeil a Didier qui n`a pas besoin de lecture pour sombrer dans les bras de Morphee)

   
  Mercredi 1 Juillet – 326 km – Destination atteinte : Russie – Lac Baïkal : Irkoust   9658 km tot

Visite du lac salé de l’Ile du lac…Il s’agit du lac Chara-Nour reposant au milieu de petites montagnes que nous découvrons à pieds.

Les bouriates (nous sommes en Bouriatie) pratiquent leurs croyances chamanes (communication avec les esprits) sur l’Ile. Les lieux où ils déposent leurs offrandes aux esprits (ovoo) sont identifiables par des poteaux en bois travaillé où sont accrochés des lambeaux de tissus (majoritairement bleu ou blanc) et autres objets (lunettes, porte-monnaie…). Les croyants tournent autour de ces poteaux dans le sens des aiguilles d’une montre, puis boivent un petit verre d’alcool (vodka, of course) sur place après en avoir offert quelques gouttes aux esprits (bien sur, ce sont des esprits russes !!). Des pierres entassées en pyramides peuvent aussi se trouver au niveau de ces sites.

 Jeudi 2 Juillet – 348 km – Destination atteinte : Russie – Lac Baïkal : delta de Selenga   10006 km tot

Nous reprenons notre route direction la Mongolie en passant par le delta de Selenga (delta du Lac) situé sur la rive Est. Nous sommes en présence d’une plage de sable puis galets et les remous du Lac donne l’impression d’être à la mer (le lac est si important que nous ne voyons pas l’autre rive).

Sur la plage, des pêcheurs procèdent à la remontée de l’immense filet qui est amarré de part et d’autre à la terre ferme. Un système de poulies permet d’aider au rapprochement du filet, puis ensuite tous les pêcheurs aidés des femmes et enfants du village le tirent par ses 2 extrémités sur la plage, tout en le démêlant. Cette opération dure plus d’une heure tant le filet est long. Enfin, les premiers poissons apparaissent capturés dans les mailles : femmes et enfants se précipitent pour en remplir leurs sacs plastique. Nous découvrirons la véritable pêche lorsque des kilos de poissons resteront prisonniers des derniers mètres de filets. Un camion-benne arrive alors sur la plage et la pêche est alors chargée à la pelle et épuisettes.

Un pêcheur nous donne deux poissons que nous dégustons au grill sur la plage dans la foulée.

Le soir, nous profitons d’un supermarché du delta pour faire quelques courses. Nous sommes les seuls clients et le personnel est nombreux. Nos faits et gestes sont traqués par deux vigiles situés à chaque extrémité des courtes allées dans lesquelles nous nous déplaçons et du personnel différent est missionné pour ranger des produits déjà parfaitement alignés dans les rayons où nous nous situons…Désagréable sensation d’être assimilé à des gens malhonnêtes. Notre autostoppeuse russe nous avait précisé que les jeunes russes apprenaient tous l’anglais à l’école. N’y tenant plus, je déclare en anglais à l’employée et aux vigiles que nous avons les moyens de payer l’addition (un caddie rempli = 40€ !!!), que nous ne sommes pas des voleurs et qu’ils peuvent cesser de nous traquer comme des bêtes… l’employée, qui a parfaitement compris, rigole. Les vigiles restent de marbre. La caissière n’est pas agréable. Ce sera la première fois que nous avons envie de fuir d’un lieu aussi peu accueillant. Peut être est-ce lié à l’endroit un peu reculé où les touristes étrangers n’abondent pas ? Deux villages du delta, deux accueils diamétralement opposés.

 Vendredi 3 Juillet – 430 km – Destination atteinte : Mongolie – av Oulan Bator –  10436 km tot

Passage des frontières Russe et Mongole en 3 heures environ, après le franchissement de plusieurs postes de contrôle, des attentes entre chaque poste (alors que le personnel russe fait des réussites sur les PC dédiés à l’enregistrement les passeports…les voitures font la queue !!), une désinfection des roues du véhicule (qui consistait à nous faire rouler dans un bac rempli de liquide pour la modique somme 1,15€).

Dès la frontière franchie, nous sommes vraiment dans un autre monde et le changement est radical : des gers (le mot yourte est issu du russe – les mongoles parlent de gers), des troupeaux de chevaux, de vaches et de moutons dans la steppe, des villes propres avec des jardin de jeux pour les enfants et des immeubles/habitations entretenus, des abords de routes sans détritus.

Ce soir, étape dans la steppe à 80 km de la frontière, où des gers  sont dispersées. Des dépressions montagneuses enherbées nous entourent. Réveil par un troupeau de vaches qui vient taper dans la cellule avec leurs cornes.

 Samedi 4 Juillet – 260 km – Destination atteinte : Mongolie – entrée Oulan Bator –  10696 km tot

Journée riche en découvertes : hormis la rencontre avec un troupeau de jeunes chameaux qui enchante Victorin (nous pensions les rencontrer dans des zones plus reculées, comme en Gobi), nous participons au Naadam (fête très populaire en Mongolie) dans la petite ville d’Hongor. Les jeux sont ouverts par des lutteurs (type sumos) alors que des courses de chevaux se déroulent sur la colline environnante où de jeunes cavaliers (de 6/7 ans à 12 ans) parcourent 25 km au galop dans un équipement très sommaire (à cru et pieds nus pour certains, probablement pour gagner du poids). Les gagnants sont les 5 premiers arrivants. Nous passons la journée avec un groupe de mongoles qui nous ont pris en charge : ils nous véhiculent, nous nourrissent (khuushuur : beignet de mouton, airag : lait de jument fermenté, thé au lait salé), nous font partager leur bouteille de vodka (il parait que cela ne se refuse pas !), prête un cheval à Didier… Leur accueil chaleureux est vraiment touchant. Ils font tout leur possible pour nous faire apprécier la fête. La pratique  de la langue anglaise (même limitée à un vocabulaire de base) par nombre de mongoles depuis notre arrivée aide beaucoup à l’échange. Quel changement par rapport à la Russie !! Cela est aussi du à un peuple mongol plus expansif alors que les russes restent sur leur réserve.

La troisième discipline de la fête, le tir à l’arc, n’est pas pratiquée dans cette ville. Mais le Naadam se déroule sur 2 semaines et nous aurons probablement l’occasion de participer à cette fête dans un autre village.

Le soir, alors que nous sommes en chemin pour l’Est de U.B. (=Oulan Bator, la capitale), nous croisons un Défender avec cellule : c’est Thomas et Marie Louise de Nantes, partis pour un périple de 6 mois (la route de la Soie). Nous passons la soirée ensemble à partager nos expériences de voyage. Ils ont enchaîné galères mécaniques (véhicule et cellule neufs) sur galères de passages de douanes depuis le début de leur périple. Ils pensent rentrer tranquillement en France et nous prêtent leurs plaques de désensablage pour la Mongolie (nous ne sommes pas équipés).

Maintenant, un point météo : nous sommes toujours avec nos polaires…et si nous revêtons nos shorts et sandales, c’est pour limiter le volume des lessives !!! la pluie est au RDV quasiment tous les jours, le vent souffle souvent, et le soleil a beaucoup de mal à pointer…Nous espérons que la Mongolie nous apportera un peu de chaleur afin de pouvoir apprécier la vie en extérieur…

 Dimanche 5 Juillet – 90 km – Destination atteinte : Mongolie – Parc National de Gorkhi-Terelj –  10786 km tot

Nous faisons étape dans un parc avec de vastes steppes et de nombreuses formations de granite. Nous sommes invités dans une ger à déguster thé, fromage de chèvre archi-sec (avec les poils en prime)…et la traditionnelle vodka. Ensuite, tout le monde défile dans notre ger ambulante ; Didier fait le thé, la vodka revient…Ce soir, je ne me sens pas très en forme : ce n’est pas la vodka (que je bois avec grande modération, et qui n’est pas très forte)…est-ce le fromage ?

De nombreux nomades mongols de déplacent à cheval dans le parc. Demain, nous devons nous rendre à U.B. en bus pour prolonger nos visas, mais nous décidons de partir en balade à cheval la journée de mardi.

 Lundi 6 Juillet – 0 km – Destination atteinte : Mongolie – Parc National de Gorkhi-Terelj –  10786 km tot

Je confirme que c’est bien le fromage qui nous a rendu malades toute la nuit…et moi beaucoup plus que les autres car j’ai fini celui des enfants. Victorin, qui n’en a pas mangé, n’a subi aucun désagrément. La nourriture locale est un vrai problème car les nomades sont très accueillants et ce serait un vrai affront de refuser leur hospitalité. La prochaine fois, nous tenterons de cacher la nourriture solide dans nos poches et faire semblant de la manger (pourvu que ce soit encore du fromage sec !!)

Aujourd’hui, nous sommes allés à Ulan Bator en bus (avec un smecta dans le ventre en guise de déjeuner): départ prévu à 8h, le bus est arrivé à 8h35. Ensuite, véhicule prévu pour environ 30 places assises, 30 places debout, et après 10 km, nous devions être au moins 120 personnes…Et en plus des passagers, nous transportions des bidons de lait, probablement des centaines de litres, qui étaient entreposés à l’avant du bus. Ici, personne ne maîtrise la chaîne du froid, et les nomades n’ont pas de réfrigérateur !! Ce lait était récupéré par des infirmières d’U.B. aux différents arrêts du bus, qui échangeaient des bidons pleins par des bidons vides. Peut être était-ce du lait de jument qui aurait des vertus particulières ? Les effluves prononcées de laitages mêlées aux odeurs de sueurs nous barbouillent encore plus. Nous avons prévu des sacs plastiques au cas où.

Didier a eu la chance d’avoir une place assise et a pu prendre les enfants sur ses genoux. Personnellement, j’avais un espace au sol tellement réduit que je pouvais être en appui que sur un seul pied.

Ensuite, la journée à U.B. a été horrible (le voyage aller ayant déjà été bien éprouvant). Nous avons pris un taxi pour nous rendre au bureau de l’immigration afin de prolonger nos visas, qui a eu beaucoup de difficultés pour nous mener à bon port. Nous sommes finalement arrivés à midi (je pensais que le trajet, environ 70 km, serait d’1h, mais je m’étais bien trompée dans mes calculs !!) alors que cette administration ferme a 13h. Juste de temps de faire les papiers, aidés par des français et américains qui venaient de faire les mêmes démarches avant nous. Avec quelques € supplémentaires, nous pouvons prétendre récupérer nos passeports à 17h00, option pour laquelle nous optons, mais qui nous fera rater le départ du dernier bus de 16h (aurions nous même été capables de retrouver l’arrêt ?).

Nous partons ensuite à pieds à 1,5 km de là pour acheter un atlas détaillé de la mongolie. La chaleur est intense (pas de vent), la poussière dégagée par les véhicules importante, la circulation est dense. Ici, il y a encore plus d’énormes 4x4 rutilants qu’en Russie. Le contraste entre pauvres et riches est flagrant. Nous avons même vu un 4x4 limousine !!

Arrêt d’1h dans un centre internet : pas le temps de télécharger toutes les photos (et pourtant, ils m’ont assuré que c’était du haut débit), encore moins de répondre à vos messages. Désolés.

Nous rentrons en taxi : 25000 torogs les 70 km, soit 12€ !!! Le chauffeur était très professionnel et le tarif annoncé était nettement inférieur à celui mentionné dans le Lonely Planet. Nous lui laissons le tarif du Lonely Planet car je pense qu’il s’était vraiment trompé en nous annonçant le prix que nous avions pris soin de nous faire préciser avant de monter.

Nous rentrons dans notre ger ambulante, en ayant vraiment l’impression d’être à la maison. C’est notre « chez nous », cosy, où nous nous sentons bien !!!

 

Pendant que je rédige ces quelques lignes, des mongols s’arrêtent en voiture pour visiter notre maison ambulante…c’est une situation que nous rencontrons quotidiennement. Ils ont passé au moins 20 min à tenter de convaincre Didier de partager le verre de l’amitié (vodka, whisky). Difficile de leur faire comprendre que c’est la chasse au poids et que nous ne nous encombrons pas avec ce genre de produits (encore que, je regrette de ne pas avoir feinter Didier et emporté un cubi en cachette). Ils insistaient pour que nous les rejoignons au village pour boire un petit (ou plutôt beaucoup de petits) coup.

Victorin et Yzeult, blonds aux yeux bleus, ont également beaucoup de succès ici. Les mongols les embrassent, les pincent, leur tordent le nez affectueusement…nous leur demandons de rester avenants.

 Mardi 7 Juillet – 0 km – Destination atteinte : Mongolie – Parc National de Gorkhi-Terelj –  10786 km tot

On s’accorde une journée repos (on est en vacances, tout de même !) pour nous remettre de la cohue de la ville et se refaire une petite santé (le fromage sec a vraiment des effets néfastes sur nos intestins européens qui durent, qui durent…), faire le point sur notre futur itinéraire.

Nous partons également pour une balade à cheval à 4 dans la steppe, accompagné d’un pseudo guide, qui doit être le propriétaire des chevaux ou un membre de sa famille. Nous avons heureusement réduit le nombre de nos gardes du corps à un après beaucoup de palabres  car c’est la famille complète d’au moins 8 membres qui voulait nous accompagner à cheval ou à pieds… Quelle joie de profiter d’une petite rando en toute intimité !!! Nos montures, apparemment dédiées aux balades pour touristes néophytes, ont toutes les difficultés du monde à partir au trot…le galop a dû durer moins d’1 min. La prochaine fois, nous essaierons les chevaux avant de partir car le cadre est tellement approprié qu’il est dommage de rester frustré par les performance de la monture.

Les chevaux mongols sont de petits gabarits peu nerveux, donc bien appropriés aux enfants et à moi-même. Leurs allures sont lentes (même le galop est assez poussif), et le dressage doit être assez violent car les montures sont soumises, voire craintives et obéissent sans broncher. Ils ne murmurent pas à l’oreille de leur cheval, mais les matent en leur tirant sur la bouche et en les cravachant avec une longue longe.

Les selles sont en bois couvertes de cuir (celles des touristes possèdent un petit coussin pour les arrière trains délicats), les étriers métalliques ont une base circulaire et sont maintenus par des petites sangles (réglage de la hauteur avec des nœuds..pas de trous), les rênes sont des cordes (tout comme le filet et souvent les 2 ventrales qui maintiennent la selle), les mors pourraient convenir à des chevaux de trait tant ils sont larges. Ces chevaux sont pieds nus (non ferrés) et l’usure naturelle de la corne liée à une activité importante évite le parage.

Les nomades mongoles utilisent le cheval comme nous prenons le volant. De 7 ans à 77 ans, et ils possèdent tous une monture qui les véhicule de la ger au village, du café (où la monture est garée à côté du 4x4 dernier cri) à la steppe où ils rassemblent les troupeaux. Ils possèdent également des petites camions utilitaires où chevaux, moutons et autres bétails sont transportés dans la benne qui est mise « à cul » dans un fossé pour permettre aux bêtes de monter.

Le soir, nous rencontrons de nouveau Marie-Louise et Thomas de Nantes, accompagnés d’un autre couple de Toulousains qui parcourent le monde depuis des années en Defender (quand on voyage, il y a toujours deux sujets principaux de conversation : la « monture » (quel 4x4 ? quels aménagements ?...) et les parcours effectués et à venir (tel site est-il incontournable ? la piste est-elle difficile ? problème d’approvisionnement de carburant ?...). Soirée sympathique où chacun partage les quelques vivres en sa possession. Après un mois de sevrage, j’assouvis enfin mon envie de déguster un petit verre de rouge (dommage que nous n’ayons que des gobelet en plastique opaque - pour le verre ballon, il faudra attendre le retour en Europe) car les Toulousains ont fait le plein de Bordeaux à U.B. dans l’après midi.

 Mercredi 8 Juillet – 278 km – Destination atteinte : Mongolie – 100 km au sud d’U.B. en direction du Gobi –  11064 km tot

Nous décollons tardivement dans la journée pour aller en direction du Sud (Gobi), et nous trompons de pistes (plus de goudron à 50 km de la capitale). Après plus de 40 km, force est de constater que nous nous éloignons de plus en plus de notre cap, et la traversée d’une voie ferrée (Mongolian-Express) me confirme notre erreur. Le plus simple est de faire demi-tour… C’est une erreur de co-pilotage selon Didier (apparemment, je serais la seule responsable alors que j’avais partagé mes doutes bien en amont avec mon pilote). Il est bien connu qu’un « perret » ne se trompe jamais de route – il prend des variantes…Alors qu’une « Berzat » (c’est moi), a tous les tords à la moindre faute…Bon, je dois admettre que je n’ai guère le sens de l’orientation et suis incapable de reconnaître ma gauche de ma droite sans regarder mes mains. Je rassure les mauvais esprits, nos différends se limitent à nos chamailleries habituelles, mais je tiens néanmoins le loquet de ma portière fermée pour éviter que Didier, dans un accès de colère, me dégage en chemin !

Chemin faisant, Didier trouve que la cellule bouge de plus en plus. Il prend la décision de la fixer au châssis avec une sangle. Nous voici donc saucissonnés… bon, on ne fait pas très routards professionnels, mais si on veut garder notre carapace, il faut faire abstraction de l’esthétisme !

La poussière des pistes rentre par le moindre interstice (nous avons pourtant posé du gros scotch sur toutes les aérations de la cellule) et notre « sweet home » aurait besoin d’une fée du logis (je suis en vacances, non ?).

Depuis notre arrivée en Mongolie, nous avons du mal à manger nos 5 fruits et légumes frais par jour tant ces produits sont absents de leurs étalages et donc de leur alimentation. Nous en sommes réduits à manger du chou flétri (cuit, heureusement) et des prunes amères. Heureusement qu’il y a l’oignon, les pommes de terre et les carottes pour varier…Et  bien sur, des pâtes, du riz, des lentilles du Puy et autres cocos secs (que nous avons apportés).

L’altitude est maintenant de 1500m (ce qui correspond à l’altitude moyenne du pays) alors qu’au Lac Baikal, nous étions encore aux alentours de 600/800m. Nous avons pris près de 1000m sans s’en rendre compte.

  

Jeudi 9 Juillet – 141 km – Destination atteinte : Mongolie – Gobi, Sud de Mandalgovi –  11205 km tot

Les paysages se désertifient très rapidement, et alors qu’hier nous nous trouvions au milieu de la steppe, 24h et 100 km plus tard, nous sommes au milieu du désert, seuls. Le sol est fait de graviers et terre, plus sable compacté. Pas un passage de véhicule depuis 12h… Encore 300 km avant d’arriver à Dalandzadgad, la ville située à l’entrée du Parc National de Gobi Gurvan Saikhan où se trouvent les dunes de sable et les gorges.

La route est très cassante, que de la tôle ondulée qu’il faudrait pouvoir passer à 60/80 km/h pour ne pas en sentir les irrégularités, mais les déformations profondes qui se trouvent ponctuellement sur la piste nous interdisent cette vitesse, sous peine de subir de la casse mécanique. Nous sommes déjà en surcharge par rapport à la charge utile du 4x4, les amortisseurs sont trop courts, et il ne faudrait pas rencontrer de pépins mécaniques sérieux car je ne vois pas d’où pourrait venir l’aide.

Lorsque c’est possible, Didier tente souvent de rouler sur le côté de la piste, en dévers, avec au moins une roue dans le sable où le terrain est plus meuble. Hier, il y avait beaucoup de piste parallèles, mais elles sont toutes aussi mauvaises les unes que les autres. On tente bien de changer de piste, pensant que l’autre est plus régulière, sans succès.

Nous avons fait un écart par rapport à la piste pour nous rendre sur le site de Baga Gazaryn Chuluu où se trouve étonnante formation de granit au milieu des steppes, petit temple et gorge arborée avec source d’eau minérale. J’ai encore fait quelques erreurs de co-pilotage et nous n’avons vu que le granit. Le lonely planet donne des points GPS des sites et villes en fin de guide, ce que je n’avais pas remarqué… Nous nous sommes donc dirigés avec le point GPS du site en ma possession à ce moment, qui était celui d’un camp de gers. Ces camps, situés sur des sites présentant un intérêt touristique, sont l’équivalent de nos campings ; ils proposent gîte et couverts. Le point positif : nous avons ainsi pu nous rassasier le midi au restaurant du camp avec un repas correct incluant crudités, légumes, riz et le traditionnel mouton, ici frit (nous sommes très loin de notre gastronomie française). Mais pour la gorge, le temple et la source, impossible de les trouver sur le site.

En dehors de la piste principale, des milliers de pistes sillonnent les espaces, desservants des bleds et les quelques gers éparses et autres sites d’intérêt. On croise sans cesse des pistes, et il faut alors prendre une décision par rapport au cap choisi.

Aujourd’hui fut une journée riche de découvertes de la faune locale. Nous regrettons de ne pas avoir pris un guide avec photo de cette faune pour mieux identifier les animaux (je saurais reconnaître l’ours de Gobi au milieu du désert, mais pour ce qui concerne les oiseaux, j’ai plus de difficultés…). Nous avons croisé des gazelles à queue noire (cela sautait avec un arrière train blanc où tranchait la queue noire, donc je ne pense pas me tromper), des renards (si je me fie à mon guide sans photo mais avec descriptif, je pencherais pour le renard corsac des zones arides), et bien sur,  des oiseaux de proie (faucons) et des petits rongeurs qui détalent dans leur terrier devant la voiture.  

 Vendredi 10 Juillet – 320 km – Destination atteinte : Mongolie– Dalandzadgad - 11525 km tot

Journée route avec 320 km de piste à travers le désert, tantôt très aride au sol sableux, tantôt avec quelques touffes de végétation éparse sur un sol de terre.

Nous croisons chameaux, oiseaux de proie, gazelles, petits rongeurs, troupeaux de chèvres/moutons proches des éleveurs, mais peu de véhicule. La piste est très variable : des portions bien roulantes alternent avec des de la tôle ondulée dure ou du sable. Des rigoles assez profondes crées par l’écoulement des eaux du printemps traversent les portions roulantes, rendant la conduite épuisante car une grande vigilance est nécessaire de la part du chauffeur (que dis-je, du pilote, c’est plus flatteur pour lui, non ?).

A 60 km de Dalandzadgad, alors que nous pensions établir notre bivouac, une moto se dirige en trombe dans notre direction, venue de nulle part. C’est un jeune mongol qui nous demande de prendre « en stop » ses deux sœurs (18 et 12 ans env.) jusqu’à la ville. Du coup, Didier rallonge l’étape, mais nous arrivons à la nuit tombante. L’aînée parle très mal l’anglais, et l’échange n’est pas fructueux. Les enfants, fatigués de la journée de route, pestent contre Didier dont les choix les contraint des rester enfermés encore 1h30 dans le véhicule… Ils ont du mal à comprendre quel service ces gens là vont pouvoir nous rendre un jour…

Le soir, bien que Didier a obstrué toutes les aérations depuis deux jours, une pellicule de poussière recouvre l’habitacle du véhicule et la cellule (on n’a pas la climatisation, et nous ouvrons les fenêtres du 4x4). Didier range tout ce qui a été déplacé suite aux secousses.  Samedi 11 Juillet – 116 km – Destination atteinte : Mongolie– Dalandzadgad - 11641 km tot

Nous avons rencontré un historien français, marié avec une mongole qui tient une guest house à Dalandzadgad. Il est président de l’université de Gobi spécialisée dans la paléontologie qui va voir le jour en 2011. Nous avons partagé deux bouteilles de rouge ensemble, accompagné de son copain, le gouverneur de Gobi (les 21 provinces de Mongolie ou aïmags sont dirigées par un gouverneur élu par le peuple). Nous rencontrons du beau monde ici!! Ils recherchent des volontaires français pour aller nettoyer quelques hectares de désert où Michael, notre érudit français, a découvert un four en émail daté de 1602. Apparemment, cela remet en cause l’origine de l’émail que l’on pensait être jusqu’à présent italienne. Deux mois d’été en plein cagnard pour participer à ce projet tente-il certains d’entre vous ? Une autre façon de découvrir la Mongolie.

Aujourd’hui, visite de Yolyn Am, la vallée des vautours, où le glacier occupe une gorge encaissée. Didier, voulant montrer aux enfants le danger des crevasses, est passé à travers la fine paroi glacée et s’en est tiré avec un ongle arraché… Sans chauffeur, on est fichu car je serais bien incapable de conduire sur ces pistes défoncées.

     Dimanche 12 Juillet – 116 km – Destination atteinte : Mongolie– Bayandalay - 11738 km tot

Notre historien devait nous faire visiter des zones interdites dans le désert, en nous faisant passer pour des paléontologues (pas très crédible avec deux gamins), mais il nous a bel et bien laissé tomber pour cause de rapatriement sanitaire d’un française dans le coma à quelques 100 km de là…et oui, il a de nombreuses casquettes, dont également celle de correspondant avec les assistances rapatriement françaises pour le Sud de la Mongolie. Il parait qu’Europe Assistance est la seule à pouvoir organiser un rapatriement sanitaire de la Mongolie sur la Chine, grâce à un avion basé à Irkoust. On a de la chance, c’est notre assistance, et Mickael nous a donné ses coordonnées. A défaut de visite du désert, j’espère qu’il ne nous sera d’aucune autre utilité dans ce pays !

On a donc pris la route très tardivement pour les dunes de sable. J’utilise avec grand succès des points GPS d’un road book donné pas un vieux routard de Villeurbanne habitué aux raids en Afrique et croisé le long d’une piste. Nous l’avions arrêté pour qu’il nous confirme notre destination, après mes déboires avec le GPS. Quand je lui ai expliqué que je calculais mes points GPS sur une carte imprimée en Mongolie, et que les écarts étaient de plus de 10 km entre mes points et la géographie, il a eu pitié de moi…Quand je repense à Didier, quittant les pistes et coupant à travers le désert pour suivre mes caps GPS, je tremble face à son inconscience (ou alors sa trop grande confiance ?). Nous croisons régulièrement des squelettes de bétail le long des pistes (impressionnant lorsqu’il s’agit d’un chameau), et j’ai encore rappelé à Didier ce jour que je ne tenais pas finir mes jours séchée sur le sol de Mongolie, servant de repas aux rapaces et autres animaux carnassiers.

Sur la piste, nous croisons des chameaux au port altier, pas du tout effrayés par la présence du photographe. Je m’approche à 5m ; ils s’intéressent, sans plus, à moi. Ne connaissant pas la réaction de ses animaux, et au vu de leur puissance, je n’irai pas plus près. Nous sommes à 2300m d’altitude, seuls avec les chameaux, au milieu de centaines de petites dunes légèrement enherbées, et suivons une piste qui serpente entre les irrégularités du terrain. Pas évident d’avoir l’assurance de suivre la bonne piste, car le cap suivi change constamment.

 Lundi 13 Juillet – 150 km – Destination atteinte : Mongolie– Nord de Kongoryn Els - 11888 km tot

Aujourd’hui, nous avons longé des dunes de sables situées juste devant des montagnes. Par moment, l’horizon se découpait en 4 bandes de couleurs différentes : verte pour le sol légèrement enherbé, sable pour les dunes, gris pour les montagnes et enfin l’azur du ciel.

Au fond de la vallée, les dunes les plus hautes du Gobi, Kongoryn Els, sont apparues, imposantes (300m de haut, 12 km de large, et 100m de long). Bien entendu, nous les avons gravies en début d’après midi, au moment où le soleil tape bien… Il nous a fallu vraiment nous motiver mutuellement pour atteindre le sommet (il n’y a pas de marches comme au Pila) et nous avons plus d’une fois failli abandonner. En effet, nous avions opté pour un gravissement oblique des dunes, et l’objectif ne se rapprochait pas rapidement. Dans un dernier sursaut d’orgueil, et après avoir changé de tactique, nous avons terminé les derniers 100 m de dénivelé à « 4 pattes » en gravissant à la perpendiculaire en direction du sommet.

Nous sommes seuls à franchir ces dunes…autant dire que ce ne sont pas les juilletistes qui nous importunent en Mongolie.

En repartant, nous avons néanmoins croisé un énorme camion allemand Mercedes rouge vif,  équipé 4x4 avec 20 sièges assis et 20 couchettes à l’arrière. La piste sur laquelle nous évoluons ce soir a été empruntée par ce véhicule, ce qui nous semble incroyable tant les irrégularités du terrain sont déjà difficiles pour nous. Les touristes allemands avaient rejoint U.B en avion, avant de visiter le pays par ce moyen de locomotion.

Ce soir, juste avant notre bivouac, nous apercevons une mère bouquetin et son petit dans la montagne que nous traversons. Des perdrix (des neiges ?) qui se confondent avec les roches détallent devant nous par dizaines.

Et aujourd’hui, comme c’est le 13 juillet et que Yzeult fête ses 7 ans, Didier nous fait un tas de crêpes dans lequel nous plantons bougies et autres petits éventails colorés. Elle a droit à son « happy birthday ». Elle ressemble à un clown car elle a attrapé pleins de petits boutons de chaleur rouges autour de la bouche et sur les joues.

  Mardi 14 Juillet – 276 km – Destination atteinte : Mongolie– Ongiin Khiid - 12164 km tot

Le midi, nous faisons étape dans un petit village dont nous visitons toutes les épiceries (une quinzaine) à la recherche de légumes et fruits frais. Nous sommes heureux d’avoir trouvé une pastèque et 3 concombres. Le midi, nous tentons un repas rapide dans un « ganz » local (genre de petit restaurant familial), mais les beignets de mouton (seul plat au menu) ont un goût si prononcé que seul Didier parvient à en avaler quelques uns. C’est décidé, nous ne tenterons plus l’expérience. Nous opterons à l’avenir pour les restaurants de camps de gers (qui sont des 3 étoiles à côté des ganz) dont l’hygiène et la qualité des repas n’est pas comparable, même si le prix reste beaucoup plus élevé.  

Visite de la vallée des dinosaures à Bayanzag, site formé de falaises de rocs et sable rouges où de nombreux squelettes et œufs de dinosaures ont été découverts depuis 1920 (entre 1920 et 1922, plus de 100 squelettes ont été déterrés – En 2006, lors d’une autre expédition 67 squelettes découverts en une semaine). Ce site est ouvert à tous ceux qui veulent aller gratter le terrain et les locaux vendent des œufs et autres ossements fossilisés trouvés sur place.

La piste qui nous conduit à notre destination suivante est très mauvaise. Quand nous arrivons à Ongiin Khiid, nous n’avons plus d’électricité dans la cellule. Cela implique plus de pompe à eau, ni de lumière. Pas d’impact sur le chauffe eau qui est absent de notre cellule (on s’y est pris trop tard pour le commander avant notre départ, donc, en cas de besoin comme pour les douches ou vaisselle, on chauffe l’eau au gaz), ni sur le frigo que nous n’utilisons pas (apparemment, très consommateur de gaz et Didier n’a pas voulu se charger avec une bouteille de rechange – ce n’est que depuis ce jour que la température est vraiment élevée et que nous apprécierions de boire de l’eau fraîche – le palliatif étant d’acheter une bouteille fraîche à chaque traversée de village). Heureusement, Didier, dont le domaine de compétence est loin d’être l’électricité et qui n’était pas confiant quand à l’issue de son intervention, a réussi à ressouder les fils rompus par les secousses (en chauffant une clé plate sur le gaz)… et l’eau ainsi que la lumière furent ! La cause était liée à la rupture des fixations du transformateur (env. 3kgs) du tableau électrique, qui a arraché des fils en brinquebalant dans le tableau.

Le soir, nous visitons des ruines de ce qui fut apparemment un superbe monastère bouddhistes (avant sa destruction par les soviétiques en 1939) érigé sur les flancs de la montagne. En fait de ruines, les 13 moines qui gèrent les lieux ont dégagé les fondations qui laissent imaginer l’importance du site de l’époque. Par ailleurs, des peintures reproduisant le monastère avant sa destruction et  quelques reliques retrouvées sur place donnent une idée de son ex-splendeur.

 Mercredi 15 Juillet – 208 km – Destination atteinte : Mongolie–30 km Nord de Arvayheer - 12372 km tot

Ce matin, un chameau appartenant à un camp de gers vient nous rendre visite. Il partage le petit déjeuner avec nous en passant la tête par la fenêtre (pain dur pour lui).

Lors du passage dans le village de Sayhan Ovoo, Didier demande (langage gestuel = il montre son jerrican vide) à un mongol où se trouve le puits pour remplir nos réservoirs d’eau. Nous voici donc partis au puits où, après quelques minutes, une dizaine de mongols, manifestement désoeuvrés, nous rejoignent la bouteille de vodka à la main (les mongols sont très adeptes du téléphone portable). Nous trinquons tous dans la cellule (pratique car notre vodka finit discrètement dans l’évier). Puis séances photos devant le 4x4 avec nos gamins, et nous accessoirement. Une nouvelle bouteille de vodka arrive et on re-trinque… Cela ne s’arrête jamais ici ! Nous prenons leur adresse pour l’envoi des photos.

Aujourd’hui, nous avons également subi notre premier contrôle de police en Mongolie. Pure curiosité de la part de l’agent local qui a néanmoins sorti son sifflet pour nous interpeller au milieu d’un village grand comme un mouchoir de poche, et sans aucune circulation.

Les paysages deviennent plus verdoyants, le désert fait place à la steppe, les températures sont moins importantes, d’autant qu’un orage éclate. Didier et les enfants en profitent pour se laver de la poussière du désert sous la pluie (trop froid pour moi).

Nous croisons quelques grues au milieu de la steppe.

 Jeudi 16 Juillet – 252 km – Destination atteinte : Mongolie– Tsetserleg - 12624 km tot

Ici, notre passe-temps favori est le jeu de pistes ! Au départ des villages, nous avons toutes les difficultés du monde à trouver la piste qui nous mènera à destination, et les mongols ne sont pas toujours d’une grande aide. Ainsi, il nous arrive régulièrement de sortir des sentiers battus (ce qui a le charme de nous faire découvrir des paysages merveilleux) et tenter de reprendre des pistes secondaires empruntées par les habitants des gers du coin pour se rapprocher de notre cap. Aujourd’hui, nous avons navigué entre montagnes et vallées, perdus au milieu de steppes, avant de rejoindre Karakorum, l’ancienne capitale établie par Gengis Khan au 13ème siècle, et le monastère Erdene Zuu Khiid. Ce monastère du 16ème siècle, fut le 1er site bouddhiste de Mongolie.

L’après midi, tellement habitués à utiliser des pistes, nous passons du temps à chercher celle qui nous conduira à notre point de chute suivant. Il s’est mis à pleuvoir, et nous préférons utiliser la piste principale plutôt que de prendre le risque de s’embourber au milieu de nulle part. Après nous être embarqués dans quelques pistes perdues dans un environnement escarpé, nous demandons à plusieurs mongols. Le dernier qui maîtrisait bien l’anglais nous précise que la route est « en asphalte » ! Et nous qui pensions que cette belle route nous conduisait à U.B., cherchions une petite piste en terre. Le bitume s’est déroulé sur 15 km avant de faire place à la terre…

Nous tentons de rattraper Jacques et Elisabeth (voyageurs au long cours qui ont passé l’hiver à Pouilly avant de reprendre la route de l’Asie et Océanie pour quelques années) qui ont quelques jours d’avance sur nous. Ils doivent continuer sur l’Ouest alors que nous montons au Nord. Notre point de rencontre sera la Lac Terkhiin Tsagaan Nuur où ils nous attendent.

  

Vendredi 17 Juillet – 185 km – Destination atteinte : Mongolie– Terkhiin Tsagaan Nuur (vers Tariat) - 12809 km tot

Le matin, nous passons chez le soudeur car nous perdons notre pare buffle. Didier qui avait repéré un atelier avec un masque de soudeur la veille se présente chez ce professionnel qui utilise ses lunettes de soleil pour réparer les dégâts…

La piste est mauvaise, mais le paysage superbe. Les arbres (résineux) font leur apparition. Nous croisons un 4x4 français qui nous remet le plan de la position au bord du Lac où se trouvent Jacques et Elisabeth (ils ont passé la journée de la veille ensemble) et un camion aménagé suisse avec Marinette et Didier qui nous passe une sangle qui faisait défaut à Didier. A ce rythme, nous tardons à rejoindre notre RDV car à chaque arrêt, nous échangeons impressions, expériences (et coordonnées), visitons nos véhicules respectifs et nous prenons en photo devant…Nous allons faire un tour de France en 4x4 en 2010 car nous avons des plaques de désensablage à rendre à Nantes et une sangle à Flaine (nos suisses seront en saison de ski là-bas cet hiver).

Vers 19h30, nous atteignons enfin le 4x4 de Jacques et Elisabeth, qui ouvrent un Pomerol de 1997 pour fêter notre rencontre.

 Samedi 18 Juillet – 0 km – Destination atteinte : Mongolie– Terkhiin Tsagaan Nuur (vers Tariat) - 12809 km tot

Journée au bord du Lac (altitude 2000m), dédiée au repos, nettoyage du 4x4 et cellule pour « laver » tout le sable du désert qui s’est incrusté dans notre habitacle, lessive…

Il ne fait pas très chaud, et le bord du lac est très venté. Didier préfère ne pas tenter une balade à cheval car il supporte mal ce vent.

 
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