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  Vendredi 28 août – 197 km – Destination atteinte : Finlande –  Kuhmo – 22325 km tot

Passage à Kajaani, où se trouve un canal à goudron du 19ème siècle (la Finlande fut le plus gros producteur européen de goudron végétal utilisé, entre autres, pour l’étanchéité des constructions navales) qui consiste en une petite écluse permettant aux grandes barques transportant les tonneaux de goudron de franchir la cascade présente le cours d’eau dans cette ville.

Nous atteignons Kuhmo en fin d’après midi où nous avions projeté de passer une nuit dans un abri aménagé pour observer la faune finlandaise. Mais à 250€ la nuit par personne, nous avons trouvé le tarif exagéré. Soit, le sauna et le repas du soir étaient inclus dans cette option, mais il n’était pas fait mention du petit déjeuner. L’option la moins chère pour les pauvres comme nous était à 150€ la nuit par personne : il fallait amener son sac de couchage, son pique nique, et si cela se trouve, à ce tarif, les WC étaient encore sur la pallier. Payer 600€ pour passer une nuit blanche à tenter de distinguer un pauvre ours soi disant sauvage…en réalité, ils les nourrissent pour être surs qu’ils viennent toutes les nuits, dit le dépliant – ils ne doivent donc plus être bien sauvages. J’ai vu qu’il y avait un zoo présentant la faune finnoise : pour 30 à 40€ l’entrée à quatre, nous aurons tout le loisir d’observer de jour des ours sauvages nourris par l’homme. Un petit montage photo devrait me permettre de mettre la bestiole sur un fond arboré, quelques troncs de bouleau devant les barreaux de la cage, et cela paraîtra aussi vrai que nature.

Ce sont à ces tarifs que nous réalisons que la vie est un peu chère ici. Ce soir, nous avons commandé deux cidres dans un bar et la facture s’est montée à 8€. Sinon, aucun signe extérieur de richesse depuis notre arrivée : les propriétés sont bien entretenues mais simples en général, le parc automobile comporte beaucoup de voitures de tourisme et quelques 4x4 en  bon état mais non rutilants, les gens sont vêtus simplement, pas de bateaux « tape à l’œil » dans les ports…

 

Samedi 29 août – 288 km – Destination atteinte : Finlande –  Oulu – 22613 km tot

Visite d’un centre pédagogique dédié à la faune du pays, principalement loup, ours, élan et glouton. Très didactique. Les finnois ne lésinent pas sur les moyens pour transmettre le savoir : auditorium, vidéos, environnement des animaux recrée, livres et brochures en libre consultation…et le tout sans droit d’entrée. De plus, ce qui est appréciable ici, c’est que tout est toujours pensé pour les enfants : coloriages à disposition, petites huttes de camouflage avec doudous en nounours pour la sieste ou le jeu des plus jeunes, livres d’enfants sur la faune…Ils intègrent vraiment toute la famille dans leurs animations.

Nous partons pour faire route vers une ville, Oulu. Nous avons planifié une balade à vélo pour demain si la pluie battante cesse d’ici là. Mais, à défaut de vélo, je me demande si ce n’est pas à ski que nous allons bientôt visiter les sites. Les autochtones sont déjà en parka d’hiver car la température est fraîche. Mais nous résistons pour le moment avec nos shorts et nos sandales.

 Dimanche 30 août – 0 km – Destination atteinte : Finlande –  Oulu – 22613 km tot

Le temps de quelques heures d’accalmie, nous avons pédalé sur une quarantaine de kilomètres de pistes cyclables (bien plates). Yzeult, la plus motivée, fut très déçue car il n’y avait pas de vélo de location à sa taille et elle a fait le parcours dans une petite remorque (spéciale enfant) tractée par la bicyclette de Didier. Je m’étais choisi un beau vélo gris avec un look un peu cross, assez dépouillé (sans porte bagage, ni panier). Mais l’absence d’accessoires (et donc de poids superflu) n’a pas compensé le faible diamètre des roues…L’ivresse des premiers kilomètres passée, il m’a paru ressembler plus au mini vélo rouge que j’avais reçu à Noël pour mes 8 ans (avec une béquille, comme ceux de Finlande) qu’à un vélo de route (et oui, c’est le look « route » que j’aurais du choisir, et non le look « cross »). Après avoir roulé à la hauteur de Victorin, j’ai noté que le diamètre de mes roues n’était pas supérieur aux siennes…Et malgré mes trois vitesses (utiles pour les faibles dénivelés), je n’ai eu de cesse de mouliner pendant toute la durée de la balade. Ma futilité m’avais perdue : mon choix aurait du se porter sur un vélo avec grandes roues. Mais il faut rester positif : je mange ma demi tablette de chocolat par jour depuis notre arrivée en Finlande, et j’ai bien dû éliminer quelques jours de consommation en pédalant deux fois plus que Didier.

Bien évidemment, l’accalmie n’a pas attendue notre retour de rando, et nous avons pris une pluie torrentielle sur le dos avant d’arriver. Quand je lis à travers vos messages que c’est la canicule en France…nous, au moins, nous n’en avons pas souffert cet été !! Ici, c’est humide, humide, humide et le linge pend au dessus de nos têtes depuis 48h (enfin, au dessus de la table de la salle à manger/salon) sans sembler vouloir sécher. Je le retourne et le re-retourne sur la corde à linge toutes les 8h pour m’assurer qu’il sèche bien régulièrement. Des fois que pourrais plier un slip ou un short et gagner quelques centimètres pour aérer mon étendage…Didier me suggère avec humour d’emporter des strings pour gagner de la place sur la corde à linge lors de notre prochain voyage. Mais je pourrais lui retourner sa réflexion car le string masculin est bien commercialisé de nos jours. Lundi 31 août – 345 km – Destination atteinte : Finlande –  Kayla (Parc de Oulanka) – 22958 km tot

Petite visite au marché où nous faisons nos emplettes pour notre pique-nique du midi. Nous achetons des chapkas de lapons doublées en renard doré (on a évité la peau de phoque pour ne pas choquer BB). J’ai appris que le poils de renard formant la visière se coiffe pour lui donner un look ébouriffé et bien gonflant ou, au contraire, un aspect lissé : le vendeur nous a fait sa démo avec sa petite brosse. On va faire sensation à Pouilly le Monial cet hiver. Nous sommes parés pour le Cap Nord avec nos chaussettes et nos pantoufles en poils de chameau (de Mongolie) et nos chapeaux de lapons en poils de renards. Et si Didier adopte le string en véritable peau « léopard des neiges », la panoplie du parfait voyageur par tout temps et toutes températures, chaude mais légère, sera complète.

Didier a déjà vu qu’en cas de froid intense la nuit, il pourrait enfiler son chapeau  en complément de sa couverture de survie (je vais tenter une photo pour le blog – mais pour celle avec le string en peau, il faudra attendre que Didier aille chasser la bête).

Autre fait marquant de la journée (nous approchons de la Laponie) : les rennes qui gambadent partout dans la nature, et le long des routes, les traversant de façon intempestive…aujourd’hui, nous avons croisé une voiture bien abîmée au fossé, un renne gisant à ses côtés, encore chaud. Didier doit donc faire preuve de vigilance en conduisant si nous ne voulons pas nous finir nous-même gisants à côté de l’animal.

 Mardi 1er septembre – 0 km – Destination atteinte : Finlande –  Kayla (Parc de Oulanka) – 22958 km tot

La pluie s’arrêtant de tomber pendant la matinée, c’est l’occasion de faire une marche balisée dans le parc national dont quelques kilomètres sont communs avec une randonnée de 80 km. Les installations et équipements mis à disposition des randonneurs « en libre service » (et gratuitement) sont incroyables : refuges hyper bien équipés (poêle à bois et bois sec, casseroles et autres ustensiles pour la cuisine, grilles pour barbecue…) avec bacs à compost et toilettes sèches tous les 5 km environ, escaliers de bois avec rampes à chaque dénivelé,  planches au sol pour isoler le marcheur des zones marécageuses. On se croirait presque sur un parcours adapté au 3ème age tant tout est facilité et sécurisé. D’un côté, c’est presque trop aménagé et on a du mal à s’imaginer randonnant au milieu d’une nature vierge. Néanmoins ces aménagements permettent de franchir des passages difficiles en toute sécurité, d’approcher des zones humides comme les abords de lacs et rivières sans se mouiller les pieds (car très marécageux). Par ailleurs, le règlement stipulant que seuls les chemins balisés doivent être empruntés semble être bien respecté car la nature proche des parcours est intacte et c’est un vrai plaisir d’apprécier les paysages en bénéficiant de ces aménagements. De plus, ces installations permettent l’utilisation des sentiers l’hiver par les skieurs et marcheurs en raquettes.

Le soir, les enfants pêchent en rivière, rivalisant avec les pêcheurs locaux (très nombreux, dont beaucoup de femmes) dans un emplacement où il serait possible d’attraper des truites de 6 kg (aux dires des locaux)…Des fois que nous pourrions déguster quelques poissons au barbecue. Le premier finlandais pas très sympathique rencontré depuis notre arrivée est venu nous avertir sur un ton peu engageant qu’un permis était nécessaire pour pêcher en rivière. J’avais bien compris que les enfants pouvaient pêcher sans permis, mais je n’avais pas capté cette exclusion. Nous n’aurons donc pas de truites au BBQ et devrons nous contenter, au mieux, de poissons de lac. Je dis bien au mieux, car la pêche n’a pas été fructueuse et nos pêcheurs ont été forts déçus de noter que leurs acolytes finnois ramenaient des prises quand leurs propres bouchons restaient rivés à la surface de l’eau. Ils ont pensé un moment ne pas être positionnés sur la bonne rive (et oui, les pêcheurs locaux étaient en face, et les truites semblaient toutes nager de leur côté). Ils ont donc changé de rive, mais les poissons avaient dû aller se coucher entre temps car ils sont revenus bredouilles, un peu découragés, mais motivés pour une nouvelle partie de pêche. Il faut dire qu’ils ne jouent pas à armes égales : leurs cannes à pêches sont ridiculement petites à côté des autres pêcheurs et ils n’ont que des asticots factices (la truite a peut être l’œil).

 Mercredi 2 septembre – 225 km – Destination atteinte : Finlande –  Rovaniemi (Village du père Noël) – 23220 km tot

Comme la météo annonçait du soleil et une température de 22 °C, nous avions planifié une matinée rafting. Daimon, notre accompagnateur finlandais étant fort sympathique, a eu droit à des dizaines de questions restées en suspens depuis notre arrivée (entre deux rapides). Le problème des voyages en individuel est l’absence de réponse aux questions que nous nous posons (nous n’avions emporté qu’un guide succinct pour cause de chasse au poids). Nous avons donc appris que les étés en Finlande sont très aléatoires, et que dans la régions où nous nous trouvions, il n’y avait eu que 6 jours sans pluie au cours de l’été 2008. J’ai donc compris que nous étions bien nantis cette année : en effet, il n’y a que 5 jours de pluie pour 2 jours sans (mais je ne dirais pas de beau temps). Ouf, heureusement que nous sommes venus en 2009 !!

Nous avions commandé le sauna pour notre retour, et avons passé plus d’une heure à suer, puis douche froide, puis jacuzzi en terrasse avec vue sur la forêt et rebelote. Dans l’après midi, alors que nous devions prendre la route pour rallier le village du père Noël sur le cercle polaire, il a fallu se faire violence pour prendre le volant plutôt que de se taper une petite sieste.

Ce soir, nous sommes aux portes du village du père Noël (cela semble très commercial) et nous sommes prêts à l’investir demain, dès que les nains auront bâclés leurs devoirs…Comment allons nous les motiver à travailler après cette visite ??? A part les menacer de supprimer la partie de pêche, je ne vois pas. Depuis qu’ils savent que les copains ont repris l’école, ils n’ont qu’une envie : rentrer et aller à l’école…mais pas pour étudier comme dit Victorin (« tu rêves maman si tu crois que j’ai envie de travailler»). Comment font les gens qui voyagent avec des gosses pendant des années ? Les nôtres, à peine partis, n’ont eu de cesse de vouloir rentrer pour retrouver leur environnement. Je ne pensais pas que le problème se serait posé à leurs ages, mais bien plus à l’adolescence.

 Jeudi 3 septembre – 157 km – Destination atteinte : Finlande – Petkula – 23377 km tot

Nous avons vu le père Noël et on peut vous assurer qu’il existe !!! Son village est situé sur le cercle polaire, bien matérialisé au sol par une ligne blanche. La maison où il reçoit est une succession de pièces sombres où effets sonores et visuels (style Euro Disney) fait patienter les visiteurs jusqu’à la porte fatidique. Là, une lutine accueille les invités lorsque c’est leur tour (Yzeult a été fort étonnée de voir une femme lutin, et, bien entendu, elle devait avoir une désignation féminine…déjà qu’elle pensait que tous les lutins étaient des enfants). Le Père Noël lance un « Bonjour » dans son meilleur français, mais passe ensuite à l’anglais (j’avais entraîner les enfants aux clasiques « what’s your name ? » et « how old are you ? » mais je n’avais pas penser à « what’s your favorite subject at school ? »). Photo prise par la lutine (il est interdit aux visiteurs de prendre des photos). Questions classiques à la Jacques Martin. Remise de la liste de cadeaux au père Noël accompagnées de dessins (prêts depuis la Mongolie, dès qu’ils ont su que la visite était au programme). On ne sort de la pièce que lorsqu’on a signé pour une photo, ou DVD ou clé USB…et on a même droit à un petit signe de la main du père Nono. Une photo grand format et un DVD de 3,5 minutes pour la somme de 50€ nous laissera un souvenir impérissable de ce court moment…Cela paie d’être Père Noël. Tout le village est axé sur le commerce de souvenirs autour de la Laponie et le Père Noël ou alors la restauration.

Petite marche de 12 km l’après midi où nous avons traverser des zones de marais (les pieds au sec avec les allées en bois). Certains sentiers de plusieurs km étaient même balisés pour les personnes en fauteuils roulants (allées larges en bois avec des passages encore plus larges pour que 2 fauteuils puissent se croiser). Mieux vaut être en fauteuil ici qu’en Russie…

  

Vendredi 4 septembre – 221 km – Destination atteinte : Finlande – Inari – 23598 km tot

Visite d’une exposition sur la faune, la flore et la vie en Laponie au sein d’un centre d’information d’un parc national : toujours aussi bien conçu, vivant et ludique. Des animaux empaillés présentés en « mouvement » dans leur environnement reconstitués avec bruitage sonores, vidéo en français, maquettes… et toujours la pièce spéciale enfants avec doudous ours, renards, déguisement tout doux de rennes, tapis au sol avec traces de lapins…Il n’y a pas à dire, ils sont fortiches pour les animations incluant les enfants.

L’après midi, nous avons passé 4 heures au musée de la vie lapone, et les enfants ont été passionnés (alors que la traduction en français était sur un livret à part qu’ils ne possédaient pas): des scènes concernant chaque age sont situées à la hauteur de l’intéressé et les enfants ont leurs tableaux et vidéos dédiés. Ainsi, les gamins suivent le rythme de visite des parents. Une partie du musée, en plein air, représentait l’habitat lapon depuis la nuit des temps à aujourd’hui. Et comme la pluie s’est déclenchée juste à la fin de la visite du musée plein air, on a été encore plus content d’être au musée.

Et ce soir, il pleut encore. Mais cela doit être normal aux longitudes où nous nous trouvons. Ici, les paysages d’automne sont bien marqués : tons rouges orangés dominants et arbres en partie dépouillés de feuilles.

Le Cap Nord est pour demain (300 km) et il fait déjà frisquet ce soir.

 Samedi 5 septembre – 342 km – Destination atteinte : Finlande – Cap Nord – 23940 km tot

Ici le Cap Nord (N 71° 10.138’  E025° 46.845’) à 3028 km de la maison à vol d’oiseau. C’est brumeux et il fait froid. Nous bivouaquons ici ce soir dans l’espoir que le temps se lève demain…nous n’avons encore rien vu…nous sommes dans une purée de pois. Pour nous réconforter et nous réchauffer, Didier fait des crêpes pour le dîner.

La route longeant le bras de mer découvre une côte sauvage et déchirée, avec par moment des allures de Cornouailles (sauf qu’ici, la pierre est grise). Des maisonnettes de pêcheurs sont situées à quelques pas de la mer. Des moutons et des rennes broutent le long de la chaussée.

 

Dimanche 6 septembre – 423 km – Destination atteinte : Norvège– Alta – 24363 km tot

La bruine ne s’est pas vraiment levée et nous avons découvert le Cap Nord dans une atmosphère cotonneuse (cela fait tout de suite plus poétique et mystérieux que de nous imaginer engoncer dans nos parkas d’hiver -moi, avec mes gants- tentant désespérément de trouver la falaise abrupte, paumés au milieu de la plateforme en train de se prendre le crachin en pleine face). La falaise nous a parue néanmoins bien escarpée, et nous avons même pu apercevoir la mer.

Néanmoins, nous n’en avons pas eu pour notre argent… il y a un tunnel à péage à passer pour accéder à l’île du Cap Nord à 50€ A/R. Et également un droit d’entrée au site de 25€ (si vous arrivez entre 11h et 15h). Ici, tout est excessivement cher…le G.O. à 1,31€/l, les courses alimentaires, les péages, les musées, accès internet en office de tourisme (7,50€/h).

Sinon, les paysages côtiers sont superbes, sauvages avec des criques ou des baies sur lesquelles la mer vient mourir, et où se dressent des maisons en bois qui déclinent un large panel de couleurs, allant du gris/bleu/vert au jaune/ocre en passant par les tons de rouge/orange. C’est moins monotone que les routes de Finlande qui présentent forêts, lacs et cours d’eau à chaque virage (ce qui n’enlève rien à leur beauté).

En Finlande, tout était nickel, propret, bien rangé. La Norvège est plus à l’image de la France, un peu plus fouillis, un peu moins parfait. Les maisons et terrains moins bien entretenus, les installations laissent parfois un peu à désirer, la signalisation routière peut être défaillante, quelques papiers jonchent le sol des aires de stationnement. C’est moins impeccable, mais plus pittoresque.

 

Lundi 7 septembre – 150 km – Destination atteinte : Norvège – Burfjord – 24513 km tot

Visite du musée d’Alta dont les gravures rupestres datent de 6000 Av JC à 2000 Av JC. On était tellement bien qu’on a passé 5h au musée…Il faisait chaud, il y avait le wifi, du chocolat chaud et des gaufres à la cafétéria et les enfants avaient de la place pour s’ébattre sans gêner qui que ce soit (il n’y avait pas foule à l’intérieur, les gravures étant en plein air).

Ce soir, nous bivouaquons face à la mer, dans une large anse où les bateaux de pêcheurs se balancent au gré du vent. Mais il fait froid : on se demande même si ce n’est pas pire qu’à Cap Nord.

 

Mardi 8 septembre – 410 km – Destination atteinte : Norvège – Liland – 24923 km tot

Partie de pêche en mer pour nos marins (du bord d’un ponton). Ils rêvent de prises de grande taille en feuilletant les brochures des offices de tourisme où saumons, lieus et autres trophées énormes sont présentés au premier plan des photos vantant la pêche aux gros. Ils sont rentrés bredouilles mais nous avons pu admirer proche du ponton des grandes étoiles de mer (entre 30 et 40 cm large), des méduses, des oursins par milliers et différents coquillages.

Aujourd’hui, nous avons également croisé un élan sur le bord de la route.

Entre les fjords, la mer est lisse, transparente, d’un bleu turquoise. Les maisons colorées tranchent sur leur parterre vert. Autour des fjords, les sommets des montagnes sont enneigés.

 

Mercredi 9 septembre – 193 km – Destination atteinte : Norvège – Kavelag (Iles Lofoten) – 25116 km tot

Aujourd’hui, nous rallions les îles Lofoten et le temps est à la tempête. Des bourrasques de vent déchaînent la mer et rendent la conduite difficile. Didier est obligé de tenir fermement de volant sous peine de se voir déporter sur le bas-côté. Le gravier du bord de la route est projeté sur la carrosserie par le vent. Nous ne sommes pas très rassurés et avons du mal à apprécier le paysage qu’un brin de soleil pourrait rendre encore plus attrayant.

Nous visitons les premiers villages en parkas d’hiver. Depuis que nous avons dépassé le cercle polaire, nous avons troqué sandales et shorts contre baskets et pantalons.

A la météo, il est annoncé une éclaircie à partir de demain pour des températures entre 10 et 12°C. Nous espérons pouvoir profiter d’un temps un peu plus clément pour visiter les trois dernières îles qui sont apparemment très belles.

 

Jeudi 10 septembre –150 km – Destination atteinte : Norvège ––Borge (Iles Lofoten) - 25266 km tot

Les îles sont belles mais l’animation manque. Apparemment, la saison touristique est passée et il ne semble pas y avoir d’arrière saison touristique ici. Pourtant, il y a encore pas mal de touristes norvégiens et étrangers sur les routes, mais l’accueil est absent. Les villages sont morts, les quelques animations annoncées aux offices de tourismes sont déjà suspendues (bien qu’elles devaient se prolonger jusqu’au 15/09), les restaurants sont fermés. De plus, les services ouverts couvrent un créneau horaire très restreint. En septembre, les musées se visitent entre 11h et 16h, les offices du tourisme entre 10h et 15h…autant dire qu’il faut se faire un emploi du temps sur une demi-journée.

Nous n’avons vu ni pêcheurs, ni criées, ni café, ni restaurant de poissons ouverts,…pourtant, ils semblent vivre principalement de la pêche ici…

La pluie ne nous a pas abandonnés, mais il est vrai que nous avons eu des éclaircies!

Ce soir, un camion plante des piquets rouges le long de la route en prévision des temps neigeux. Serait-ce pour demain ? On pourrait presque le croire !!

Demain, visite du musée Viking, balade dans deux villages à voir, et nous rentrerons par le ferry sur la terre ferme.

 

Vendredi 11 septembre –111 km – Destination atteinte : Norvège - Borge (Iles Lofoten) - 25377 km tot

Si la constante de la Finlande est le paysage (lacs+ forêts), celle de la Norvège est le temps : pluie, pluie, pluie…

Le musée Viking consistait principalement en une demeure viking reconstituée (dont le toit est en forme coque de bateau renversée) avec tous les éléments de la vie quotidienne mis en scène : cuisine, tapisserie, vêtement, travail du bois, fer, cuir, pêche… Il n’y avait pas d’explication écrite mais des animateurs en costume d’époque étaient à notre disposition pour répondre aux questions et montrer l’utilisation des différents outils et accessoires. Très vivant, aussi bien pour les petits que pour les grands.

Visite du sud des deux dernières îles, dans une ambiance générale toujours aussi morose : pluie et absence de vie locale.

Restaurant le soir pour fêter l’anniversaire de Didier. On a cru que nous ne serions qu’entre nous à dîner, mais un couple est finalement arrivé…c’est vendredi soir…y’a pas de vie…

Demain, retour sur continent par le ferry de 7h30.

 

Samedi 12 septembre –351 km – Destination atteinte : Norvège - Mosjoen - 25728 km tot

Ce matin, nous avons failli rester sur les îles car les horaires transmis par l’office du tourisme n’étaient valables qu’à compter du 14 septembre. Le ferry partait en réalité à 7h00 et les employés ont gentiment rouverts la porte pour nous laisser entrer à 7h00 pile. Heureusement que nous nous étions laissé une petite demie heure de marge…

La traversée que nous avions pensé être une petite croisière bien agréable s’est révélée assez agitée. La mer était un peu houleuse, Victorin a commencé à se plaindre du mal de mer, des passagers étaient franchement malades : nous avons alors adopté la position couchée pour dormir (plutôt que vomir).

Arrivée à Bodo où nous avons foncé voir le maelström de « 20.000 lieux sous les mers » (notre dernier livre de route) qui s’engouffre entre deux fjords. Nous pensions voir l’immense tourbillon qui emporta le Nautilus. Mais nous avons été franchement déçus de ne constater que quelques légers tourbillons au moment de la marée montante. Bon, on n’a pas dû arriver à la bonne lune. Ce doit être comme au Mont St Michel où le cheval ne galope qu’aux marées d’équinoxe. Côté enfants, la déception a été limitée par une bonne partie de pêche qui ne nous a pas encore permis de sucer la moindre arrête, mais a au moins eu le mérite de leur permettre de ferrer chacun un poisson, ce qui les encourage à réitérer leur activité.

Nous avons pris cet après midi la route pour le sud à travers la campagne, le long de fjords ou de rivières (on ne sait plus trop bien par moment si c’est la mer ou un lac sans regarder la carte). Les paysages sont assez similaires à ceux d’Annecy le long du lac : forêt, montagnes, eau.

Didier planche sur le trajet car il semblerait que le temps va nous manquer pour aller jusqu’à Bergen.

 

Dimanche 13 septembre – 421 km – Destination atteinte : Norvège - Trondheim - 26149 km tot

Visite du vieux centre ville de Mosjoen, avant de descendre plein sud sur la ville de Trondheim que nous visiterons demain.

Ce fut notre plus belle journée en Norvège depuis notre arrivée, malgré plusieurs ondées.

Nous rencontrons un probleme informatique independant de notre volonte. La prochaine mise a jour sera donc en France!!

Lundi 14 septembre – 263 km – Destination atteinte : Norvège - Eresfjord  - 26412 km tot

Nous revivons : le soleil est de retour (et oui, nous sommes repassé sous le cercle polaire !!!) et l’animation des lieux également…il doit y avoir un lien !!

C’est quand même plus attrayant de visiter des villes/villages avec une vie locale.

Ce matin, balade dans Tromdheim et déjeuner de boulettes de poissons aux halles. Puis retour vers les plus beaux fjords de l’ouest norvégiens.

Nous rencontrons des problèmes informatiques. Enfin, le PC a bel et bien lâché…dégât lié aux secousses du voyages…les pates fixant le disque dur ont lâché et j’ai refixé ce satané disque moult fois, jusqu’à ce que mort s’en suivre. Le blog sera donc manuscrit à compter de ce jour (nous sommes le 15 novembre 09, de retour depuis 1 mois1/2, et je retranscris seulement maintenant mes notes hyper succinctes : c’est beaucoup plus aisé d’écrire sa vie sur un PC que sur un cahier d’écolier).

La Norvège compte bon nombre de maisons avec des toits enherbés. Par ailleurs, le drapeau flotte souvent sur les propriétés : ils semblent très nationalistes dans le coin.

 Mardi 15 septembre – 227 km – Destination atteinte : Norvège – Après Grotli  - 26639 km tot

Jolie étape qui a débuté par le chemin des trolls, route touristique la plus populaire de Norvège apparemment (chemin en lacets à flanc de montagne avec vue permanente sur une cascade), puis la descente sur le fjord Geiranger (classé au patrimoine de l’Unesco), et enfin la traversée de massifs montagneux avec glaciers.

Les fjords sont dépassants, les autres paysages un peu moins (aires d’Autriche ou d’Alpes françaises). Mais ici, tous est accessible en voiture alors qu’en France, il faudrait enfiler ses chaussures de marche et son sac à dos pour accéder à aux différents panoramas.

En attendant un ferry afin de traverser un fjord (ces fjords sont tentaculaires : ce sont des sortes de bras de mer longs de dizaines, voire de centaines de km, qui s’enfoncent dans les terres, « piégeant » les habitants des zones côtières), les gones ont titillé le goujon pour enfin sortir une belle prise de 32 cm : c’est un colin nous diront deux pêcheurs français qui travaillent dans un hôtel de Geiranger. Ce soir, colin au BBQ au menu.

 Mercredi 16 septembre – 249 km – Destination atteinte : Norvège – Dragsvik  - 26888 km tot

Journée pluvieuse (et oui, une de plus). La météo ne prévoit guère d’amélioration, tout au plus l’arrêt de la plus demain qui devrait reprendre de plus belle vendredi.

Didier nous a trouvé une nouvelle technique pour le séchage du linge : chauffage voiture à fond (on supporte sans problème cette « petite flambée » comme nous l’appelons), pantalon et polaires étalés sur les sortie d’air situées sur le tableau de bord, T-shirts sur le support GPS, et culottes/chaussettes pendues au rétro intérieur. On fait un peu manouche, mais le linge sèche dans la journée alors qu’en saison pluvieuse comme ces jours-ci, il restait étendu pendant 3 jours au dessus de l’espace dinette (qui est notre espace à vivre).

Aujourd’hui, nous avons tantôt longé des fjords aux eaux claires et bleutées, tantôt nous les avons surplombés du haut des montagnes voisines pour les rallier par des routes en lacets ouvertes uniquement l’été. « Y’a pas à dire », c’est grandiose, verdoyant (bon, en même temps, ce n’est pas l’eau qui manque), reposant (toutes les activités sont si onéreuses qu’il ne nous reste que la marche, mais les averses sont si nombreuses que nous pouvons à peine nous dégourdir les jambes au niveau des panoramas situés en bord de route).

Nous avons fait notre rétro-planning et Bergen devrait pouvoir faire partie du périple.

Les enfants ont de plus en plus hâte de rentrer au pays. Ils ont également fait leur rétro-planning et barrent chaque matin le jour écoulé qui les rapproche de l’école.

Yzeult a appris le mot « algéco » grâce aux mails des copines, et il parait que sa nouvelle classe est très belle (située dans un algéco).

 Jeudi 17 septembre – 346 km – Destination atteinte : Norvège – Samnanger  - 27234 km tot

Une petite erreur de positionnement dans les files d’attente des ferrys nous a menés de bras en bras du Sognefjord au bord duquel des petits arbres fruitiers abondamment chargés de pommes et poires se dressent sur des terrains pentus.

Fin d’après midi, Bergen et ses anciens quartiers avec des maisons en bois colorées, accolées les unes aux autres, et ses étroites ruelles s’offre à nous. Ville très animée où les habitants se promènent déjà avec écharpes et bonnets, bien que la température du sud du pays ne soit pas si basse. Je me demande s’ils revêtent un T-shirt au cours de l’été ?

Diner « fish and chips » sur le port…  

 Vendredi 18 septembre – 380 km – Destination atteinte : Norvège – Après Honefoss  - 27614 km tot

En route pour Oslo. Traversée de hauts plateaux sauvages à la végétation rase couleur jaune orangée, aux rocs émoussés recouverts de mousse et lichens, où serpentent cours d’eau calmes formant par endroits des lacs plus ou moins étendus, le tout avec des glaciers en toile de fond.

En lisant le « Lonely Planet », je note que c’est la toundra qui recouvre ces plateaux.

Les poteaux bordant la route (en prévision des chutes de neige) mesurent au moins 4 mètres de haut et laissent imaginer l’importance du manteau neigeux qui se dépose sur le paysage, d’ailleurs inaccessible à la circulation routière l’hiver.

 Samedi 19 septembre – 50 km – Destination atteinte : Norvège – Oslo  - 27664 km tot

Visite du musée des drakkars viking : deux embarcations datant de 800 à 900 après JC ont été retrouvées enterrées, en excellent état avec coffres, bijoux, étoffes…Ils ont été utilisés comme cercueils de personnalités.

Balade sur le port où de vieux voiliers sont amarrés, avant de nous immerger dans la foule du centre ville. Les transports en communs sont tellement onéreux (12€ pour un trajet simple en bus à nous 4), que nous optons pour la marche à travers la ville et la périphérie (très restreinte) en ne croisant que des quartiers plutôt bien lotis, voire huppés. On se demande où sont les pauvres en Scandinavie…où logent-ils ? Nous n’avons jamais croisés de quartiers défavorisés pendant notre séjour.

Nous terminons notre visite de la ville de nuit avec la traversée du parc de statues de Vigeland qui rassemble les œuvres d'une vie de travail du sculpteur norvégien Gustav Vigeland (1869-1943) avec plus de 200 sculptures en bronze, granit et fer forgé.

 

 

 Dimanche 20 septembre – 362 km – Destination atteinte : Suède – Kongalv  - 28026 km tot

Arrivée en Suède avec la pluie. Nous optons pour une « route verte » Michelin longeant un lac qui n’a finalement rien d’attrayant.

Demain Goteborg, Vaberg pour arriver aux portes de Copenhague.

Réveil matin avec des élans dans les prés environnants.

 Lundi 21 septembre – 283 km – Destination atteinte : Danemark – Helsingor - 28309 km tot

Balade à Goteborg et Varberg comme prévu. Traversée en ferry d’Helsingborg (Suède) à Helsingor (DK). Le péage du pont de Malmo à Copenhague serait assez cher…mais les 20 mn de ferry nous sont revenues à 20€/km…

Au Danemark, il serait interdit de dormir dans sa voiture. Ce soir, nous avons choisi un lieu de bivouac à l’abri des regards sur une aire de stationnement en bordure de forêt, proches de sentiers de randonnées.

 Mardi 22 septembre – 111 km – Destination atteinte : Danemark – Sud Copenhague - 28420 km tot

La côte entre Helsingor et Copenhague est bordée de charmantes chaumières (au sens propre car les toits sont en chaume, mais le faitage en paille). La visite d’Helsingor s’est déroulée en K-way. Les trombes d’eau nous ont malheureusement empêchés d’apprécier la visite du château réputé car ayant servi de cadre à Hamlet, la pièce de Shakespeare. Heureusement, le soleil a brillé cet après midi pour la promenade dans Copenhague.

Un point marquant : des vélos, des vélos et encore des vélos partout et enjambés par tous. De la mère de famille avec un genre de tri-porteur avec sa progéniture sous surveillance, au jeune cadre dynamique avec un 2 roues noir, sobre et sa sacoche de PC dans le dos.

Autre évènement dont je me souviendrai : l’ascension jusqu’à un clocher où un minuscule escalier doré extérieur en colimaçon longe la toiture pour atteindre le point culminant : une petite plateforme. La vue promet d’être fantastique, et j’en oublie mon vertige, motivée que je suis à admirer le panorama. Après quelques minutes de montée, l’escalier en bois est de plus en plus raide, les contremarches disparaissent, nous continuons entre les grosses cloches (au repos, heureusement) ; je transpire, je défaille, je cherche des prises aux murs pour continuer cette montée….une porte s’ouvre….sur l’extérieur : rien que d’y penser je me sens malade, j’ai les jambes qui flanchent et se dérobent sous moi. Il m’a fallu des minutes pour franchir cette porte et rester accolée au clocher. Mon vertige ne m’a pas permis d’atteindre l’escalier en colimaçon autour du toit conique et encore moins la plateforme panoramique. Et laisser les enfants faire cette ascension seuls avec Didier a été également très éprouvant : je les voyais déjà basculants dans le vide…Je me demande pourquoi j’ai des idées aussi saugrenues que monter en haut d’un clocher alors que je souffre terriblement du vertige.

 Mercredi 23 septembre – 463 km – Destination atteinte : Allemagne – Cloppenburg - 28883 km tot

On commence à sentir l’écurie…

 Jeudi 24 septembre – 346 km – Destination atteinte : Pays-bas – Amsterdam - 29229 km tot

Visite de la ville, stupéfaction puis amusement des enfants devant les dames en vitrine…nous n’avions pas de plan et déambulions dans les ruelles sans but précis que de découvrir la face cachée des lieux…

Le soir, nous tournons pendant plus d’une heure pour trouver un lieu de bivouac un peu isolé…impossible dans ce plat pays où seules les routes principales sont accessibles : le reste du pays côtier est en prés fermés et les canaux bloquent tous les autres accès. On finira sur un parking à camions assez calme à l’extérieur d’une petite ville…

 Vendredi 25 septembre – 221 km – Destination atteinte : Belgique – Gent - 29450 km tot

Nous cherchons des pneumatiques pour le 4x4 pendant des heures, sans jamais rencontrer une chaine de magasin spécialisée dans ce type de matériel (et pourtant, en France, il y en a à tous les coins de rues…ici, ils se les font peut être livrer à domicile après une commande internet ???). Nos pneus sont archi-lisses et Didier craint le contrôle de police et l’amende. D’autant qu’il semble convaincu que les prix pratiqués en Belgique sont bien plus intéressants qu’en France. Le seul commerce spécialisé finalement rencontré en chemin nous annonce que les pneus de 4x4 sont disponibles uniquement sur commande. Cela nous sera également confirmé en France. Nous rentrerons avec nos roues lisses.

Lors de nos pérégrinations, nous longeons une nationale bordées de maisons individuelles flanquées de grandes vitrines nues et tapissées de papier peint à motifs, où trônait des sièges. Alors que la soirée s’annonçait et que je me demandais depuis quelques temps ce que ces boutiques pouvaient bien offrir (j’avais imaginé du papier peint ou du mobilier design…), les vitrines commencèrent à être investies par des dames dénudées, du type de celles d’Amsterdam…

 Samedi 26 septembre – 315 km – Destination atteinte : France – Saint Germain en Laye - 29765 km tot

Rencontre avec Emma, née en notre absence

 Dimanche 27 septembre – 320 km – Destination atteinte : France – Dijon - 30085 km tot Mercredi 1 octobre – 165 km – Destination atteinte : France – Dijon - 30250 km tot

Arrivée au bercail

 

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